Notre lettre 1388 publiée le 25 lipanj 2026

LE PÈLERINAGE

À SAINTE CLOTILDE

Si le 600ème anniversaire des apparitions de Saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite à Sainte Jeanne d'Arc a attiré les foules l'automne dernier entre Domrémy et Greux – près de 1000 personnes ont assisté à la messe selon le nouvel ordo concélébrée par quatre évêques devant la basilique le samedi soir et autant à la messe tridentine célébrée par les pères de Lagrasse le dimanche matin au même endroit, il est un autre pèlerinage lié à l'Histoire de France injustement bien plus méconnu, celui de sainte Clotilde, reine des Francs et femme de Clovis, organisé depuis 1947 par la confrérie Sainte Clotilde en l'église de Vivières, 8 km au nord de Villers-Côterets sur la ligne de Paris à Laon.

Pourquoi ici ? C'est en effet dans cette modeste église, au-delà de la forêt de Retz – et de la forte pente pour y monter, par des chemins ravinés depuis le château de Villers-Côterets, que se trouvent les reliques de sainte Clotilde, et notamment son chef [crâne] et son bras droit. Un tableau et une bannière de sainte Clotilde y sont également conservés, ainsi qu'un buste reliquaire qui a abrité par le passé d'autres reliques de la sainte, authentifiées par un parchemin du XIIIe siècle (1234) retrouvé lors d'une expertise menée le 8 août 1865.

La route du Faîte, en haut de la montée, est le lieu du sacrifice des Poilus, de la Légion et des marocains en juillet 1918, pour briser l'ultime offensive allemande et redonner l'initiative militaire aux Alliés. Les Allemands étaient parvenus à 70 km de Paris, mais c'est au-dessus de Villers-Côterets que leur avance est stoppée, et que l'offensive alliée dégage la capitale une fois pour toute – sur ces terres qui ont accueilli les reliques de sainte Clotilde, la grande Histoire rejoignait la petite pour offrir une fois de plus la victoire aux armes de France. Quatre ans plus tôt, de violents combats ont opposé soldats anglais cernés et allemands au même endroit – le monument Passant arrêtes toi, offert par une mère anglaise pour son fils tombé en ces lieux avec 97 autres compatriotes, en est un touchant rappel.

Des reliques amenées dans l'Aisne pour être protégées des Normands

Francis Dallais en 2018 retraçait dans une communication l'histoire des reliques, et comment celles-ci, de Paris, se sont retrouvées dans une localité de l'Aisne : «  Sous le règne de Charles le Chauve, alors que les Normands ravageaient Paris, les Génofévains quittèrent leur abbaye afin de mettre à l'abri de l'envahisseur les reliques de sainte Geneviève. Une première fois d'abord, en 857, les chanoines se réfugièrent à Athis puis à Draveil sur des terres qui étaient en leur possession. Après le désastre, ils rentrèrent à Paris. Mais face à de nouvelles menaces, ils reprirent la route de l'exil. Après une halte alors estimée peu sûre, à Draveil, ils poursuivirent leur pérégrination vers Marizy-sur-Ourcq, près de Neuilly-Saint-Front où ils restèrent jusqu'en 872 [un vitrail de l'église de Villers-Côterets retrace cette pérégrination]. L'authenticité des faits et de l'itinéraire des restes de sainte Geneviève a été établie par dom Dubois.

La châsse de sainte Clotilde, selon l'opinion commune des historiens, fut déposée au château de Vivières à l'intérieur duquel se trouvait une église paroissiale qui dépendait des chanoines réguliers de l'église Ste-Geneviève de Paris. Une fois la tranquillité recouvrée, les Génovéfains exigèrent le retour des reliques à Paris. On comprend aisément que les chanoines de Vivières aient opposé une résistance farouche à leur restitution. Il s'en suivit un partage des restes de la reine des Francs. Une partie du chef royal et un bras restèrent à Vivières.

Les Prémontrés succédèrent en 1121 aux chanoines génovéfains à Vivières. « L'établissement de Vivières prit de l'essor et une bulle du pape Honorius II du 16février 1226 le cite parmi les « filles de Prémontré en deuxième position derrière Saint-Martin de Laon », dans le diocèse de Soissons. Mais en 1241, la communauté envisage de migrer de Vivières vers un nouveau lieu, Val-secret (Valsery), dans la commune actuelle de Coeuvres, situé à deux lieues de Vivières.

« L'installation définitive se fera en 1153, au moment où Yves, comte de Soissons par une charte, confirme au monastère de Valsery tous les biens donnés à l'ancienne abbaye de Vivières. Le premier des 37 abbés, Henri, meurt peu après avec une réputation de grande sainteté. » Il avait laissé à Vivières quelques religieux pour desservir l'église et accueillir les pèlerins. Seule la tourmente révolutionnaire interrompit les pèlerinages à Vivières ».

Ce culte a été maintenu au cours du XIXe et du XXe siècles, et relayé à partir de 1947 par le pèlerinage, qui se poursuit jusqu'à nos jours. D'autres reliques de la saintes existent aux Andelys (27) et à Chambourcy (78), mais les pèlerinages qui y avaient lieu se sont éteints...

« Les portes de l'Enfer ne prévaudront jamais contre la Foi chrétienne »

Ce fut aussi un des pèlerinages qui très tôt s'est attaché à faire vivre la messe tridentine. Le site du pèlerinage relaie le sermon du père Calmels lors de l'édition 1964, qui en résume bien l'esprit :

« Nous remercions Jésus d’avoir, par elle, donné la Foi à la nation franque, à notre nation. Que ce sacrifice de Jésus qui monte vers le Père soit un sacrifice d’action de grâces. Nos tibi semper et ubique gratias agere, Domine sancte… qui gloriaris in conspectu sanctorum tuorum.

Nous disons à Jésus-Christ notre confiance inébranlable que les portes de l’Enfer ne prévaudront jamais contre la Foi chrétienne. Nous connaissons des formes modernes de l’arianisme ; nous voyons des tentatives fort bien organisées pour vider la religion du Christ de tout surnaturel, la corrompre, la travestir en un mouvement socialiste et humanitaire. Nous savons le rôle joué par le teilhardisme et plus encore par cette technique de l’esclavage qui est le communisme. Mais quoi qu’il en soit des moyens de propagande et de pression dont disposent les ennemis de la Foi et de la civilisation chrétienne, les corrupteurs du dogme chrétien, nous avons une confiance inébranlable qu’ils seront terrassés comme le fut l’arianisme.

Nous supplions le Seigneur Jésus pour la conversion de la France et, dans la pratique, pour qu’il mette dans notre cœur assez de Foi et assez d’amour pour nous opposer aux sottises aux erreurs, aux scandales d’un monde apostat; assez de courage pour conserver ou rétablir, selon nos faibles forces, des institutions chrétiennes »

Deux fois plus de pèlerins que l'an dernier : le timide réveil du pèlerinage de Vivières

L'édition 2026, relayée par Riposte Catholique et l'Association Universelle des amis de Jeanne d'Arc a réuni quelques 50 pèlerins, dont deux venus de Lyon, une dizaine de Paris et d'autres de bien plus à l'est – mais ils ont des attaches locales. Soit le double de l'année dernière – le noyau dur est composé par les fidèles de la desserte traditionnelle d'Acy, par l'IBP, deux fois par mois – une église située près de Soissons.

Après une messe célébrée à 11 h dans l'antique église de Vivières devant les reliques de Sainte Clotilde par l'abbé Cassiope (IBP), et un pique-nique dans une salle de la mairie, l'après-midi vit vers 15 heures des vêpres chantées par un Chantre de l’église St Eugène et Ste Cécile et l’abbé Cassiope, un Panégyrique de Ste Clotilde par Mr l’abbé Loic Cassiope (à lire ci-dessous), le Salut du saint Sacrement et une procession avec le St Sacrement de l’église par le chemin du bois jusqu’à l’oratoire Ste Clotilde dans la vallée – et retour par le village, un peu moins pentu.

Sur les traces de Jeanne d'Arc entre Sept Saulx et Reims

Du reste, les pèlerinages dédiés aux saints de l'histoire de France – voire aux épisodes de l'Histoire de France – ont le vent en poupe, au moins autant que les pèlerinages locaux de Tradition. Ainsi, depuis trois ans, des fidèles rémois et la FSSPX organisent le pèlerinage national du Sacre, chaque 14 juillet, de Sept Saulx à Reims, sur les traces de la dernière étape de l'armée royale et de Sainte Jeanne d'Arc jusqu'au sacre du roi à Reims.

Cette année, inquiet visiblement de la croissance de ce petit pèlerinage traditionnel champenois, Mgr de Moulins Beaufort leur a refusé et le droit de prier dans sa cathédrale, et la messe du départ dans l'église de Sept-Saulx, pourtant très peu utilisée... gageons pourtant que les difficultés ne feront qu'attirer de nouveaux fidèles pour ce pèlerinage !

Annexe : cantique à Sainte Clotilde (sur l'air de Nous voulons Dieu)

Reine, dont la prière,

Aux Francs obtint la foi,

Clotilde, en toi la France espère,

Rends-lui Jésus, son Dieu, son Roi.

Clotilde, en toi la France espère,

Rends-lui Jésus, son Dieu, son Roi

    1. Clotilde, ô douce souveraine,

Que nous invoquons en ce jour,

La France, par toi, fut chrétienne,

Reçois ses vœux et son amour.

    2. Tu fus parmi ces femmes fortes,

Aux nobles cœurs, aux grands desseins

Dont les intrépides cohortes,

Nous ont donné: héros et saints !

    3. De ton époux, tu pétris l'âme,

Il te dut courage et succès,

En son cœur tu jetas la flamme

Qui embrasa le sol français.

    4. Tu conduisis au Baptistère,

Le peuple franc suivant son Roi

Le Christ exauçait ta prière,

A ses pieds, répétons «Je crois»

    5. Acte de foi, source féconde,

Le premier peuple de ce monde,

Bras-droit de Dieu, enfant du ciel,

Tu fis des Francs, en ce Noël.

    6. Obtiens pour l'Eglise de France,

Qui accueillit Clovis vainqueur

La sainteté dans la souffrance,

Et bientôt : la paix, le bonheur !

    7. Du haut du ciel, oh ! règne et prie

Sur nous, les enfants de la Foi;

A son Dieu, rends notre Patrie,

Sauve la France, et gloire à toi !

    8. La Foi, la lutte et l'espérance,

C'est le succès dans les combats

Pour régénérer notre France,

Prions, souffrons, ne craignons pas !

Annexe 2 : Panégyrique de Sainte Clotilde

au pèlerinage du 7 juin 2026

par l'abbé Loïc Cassiope :

S’il est une grandeur qui saisit l'âme lorsqu’elle contemple l’histoire de notre patrie naissante, c’est celle de voir la grâce divine s’emparer des cœurs les plus farouches pour y bâtir le royaume de l'Esprit. Au seuil de ce VI siècle où les empires s’effondrent et où la barbarie fait vaciller les certitudes du monde antique, une silhouette se dresse, lumineuse et inflexible : celle de Clotilde, reine des Francs, fille des Burgondes, mère de la nation et modèle éternel des veuves chrétiennes.

On l’a souvent louée, à juste titre, pour avoir été l’instrument de la Providence dans la conversion du fier Sicambre, ce Clovis dont elle sut fléchir le cœur indompté pour le conduire aux fonts baptismaux de Reims. On admire la reine triomphante, parée des fastes d’une cour chrétienne. Mais cet après-midi, c’est vers une gloire plus intime, plus haute et infiniment plus douloureuse que je souhaite tourner vos regards. Je veux vous parler de l’honneur d'une femme qui, prise entre les étaux de la violence politique, des pressions familiales et de la solitude absolue du veuvage, n’a jamais consenti à abdiquer sa dignité, ni la pureté de son sang, ni sa fidélité au Christ.

Comment préserver l’honneur de sa maison quand le sang de ses propres enfants crie vengeance ? Comment demeurer une mère et une reine quand la piété filiale est piétinée par l'ambition fraternelle ? C’est dans le silence de son long veuvage, à l'ombre du tombeau de saint Martin à Tours, que s’est scellé le véritable chef-d’œuvre de la vie de sainte Clotilde. 

 

Première Partie : L’épreuve du sang et le refus du déshonneur familial

Contemplons d'abord, mes bien chers fidèles, la tragédie qui entoure la vie de notre sainte. Clotilde n’est pas née dans un monde de paix. Dès son enfance à Lyon et à Genève, elle est le témoin des déchirements fratricides qui consument la maison burgonde. Elle voit le pouvoir se diviser, les alliances se rompre au gré de l’arianisme et des ambitions territoriales. Devenue reine des Francs, elle espérait sans doute avoir jeté les fondations d'une dynastie nouvelle, sanctifiée par le baptême et unie sous l'égide de l'Église romaine.

Hélas ! La nature humaine, même lavée par l’eau du baptême, retombe trop souvent dans ses anciens travers dès que l'ambition siffle à ses oreilles. À la mort de Clovis, la Couronne se fragmente, et avec elle, la concorde fraternelle. Clotilde voit ses propres fils — Childebert, Clotaire, Clodomir — céder à l'ivresse de la conquête et de la cruauté. Elle assiste, le cœur brisé, à la funeste expédition de Burgondie où son aîné trouve une mort tragique. Punition divine d'un crime odieux ?

C’est alors que se dresse devant elle la tentation suprême : celle de maudire sa propre lignée, ou de plier sous la pression de fils survivants devenus des bourreaux. Clotaire et Childebert, dévorés par la cupidité, tendent un piège infâme à leur propre mère. Ils réclament les enfants de leur frère défunt sous le prétexte fallacieux de leur rendre les honneurs de la royauté.

Quelle pression terrible pèse alors sur les épaules de la reine ! Face à l’autorité de rois en armes, face à la violence de ses propres fils, Clotilde refuse de s’abaisser aux compromissions de la lâcheté. Et lorsque l’alternative la plus atroce lui est présentée par des émissaires cyniques — voir ses petits-enfants tondus, c'est-à-dire déchus de leur dignité royale et de leur honneur familial, ou les voir mourir — l’âme de la reine s’enflamme d’une fierté qui dépasse l’entendement humain. Dans son affolement et sa douleur sacrée, elle s'écrie qu'elle préfère les voir morts plutôt que déshonorés.

Comprenez bien, mes bien chers fidèles, ce cri de la sainte. Ce n’est pas le cri d’une mère insensible, c’est le sursaut héroïque d’une reine qui sait que la dignité du sang et l’honneur devant Dieu sont supérieurs à une vie de servitude et d’infamie. Elle refuse de laisser avilir la race de Clovis. Elle livre ses petits-enfants non pas à la mort, mais à l'immortalité de l'honneur chrétien. 

Deuxième Partie : Le sanctuaire du veuvage ou la souveraineté de l'esprit

Après le meurtre affreux de ses petits-enfants, alors que le sang innocent a coulé dans le palais de la Cité, que fait Clotilde ? Une femme du monde aurait cherché la vengeance. Une reine de la terre aurait fomenté des révoltes, dressé des armées, opposé la haine à la haine pour châtier Clotaire et Childebert.

C’est ici que la sainteté de Clotilde éclate avec une force surhumaine. Elle choisit la voie du silence, de l’exil volontaire et du veuvage sanctifié. Elle quitte Paris, ce théâtre de sang et d’ambition, pour se réfugier à Tours, auprès du tombeau de saint Martin.

Le veuvage, pour Clotilde, n’est pas un renoncement passif, une simple attente de la mort dans les larmes et les regrets. Non, mes bien chers fidèles ! Grégoire de Tours nous le rappelle avec admiration : son veuvage devint un sacerdoce de charité et de dignité. Pendant trente années entières, Clotilde démontre que l’on peut être plus souveraine dans le dénuement et la prière qu’au sommet d’un trône terrestre.

À Tours, libre des chaînes du protocole et des intrigues de cour, elle déploie une autorité morale immense. Elle n’a plus d'armées, mais elle préside aux élections épiscopales, guidant le peuple vers des pasteurs dignes. Elle n’a plus les faveurs de ses fils, mais elle possède les clefs du cœur des pauvres. Son immense douaire, ces richesses que les rois s’arrachent, elle le disperse, le distribue, le sème aux vents de la charité. Elle fonde des monastères, embellit les églises, s'appauvrit à tel point qu’à l’heure de sa mort, elle ne possède plus rien.

Quelle plus belle leçon d’honneur familial ! Ses fils déshonorent la Couronne par leur rapacité ; elle, la veuve solitaire, rachète les crimes de sa maison par l’éclat de ses vertus. Elle prouve à ses contemporains et aux siècles futurs que le véritable honneur d'une lignée ne réside pas dans l’extension de ses frontières par le fer, mais dans l’élévation de son âme par la foi.

Troisième Partie : L'inclination de l'humilité et le triomphe de la paix

Le monde barbare pensait que l'honneur exigeait la loi du talion. Clotilde oppose à la force brute la puissance de l'humilité. Elle qui avait été courtisée par les ambassadeurs pour sa beauté légendaire, elle qui avait partagé le lit du plus puissant roi d'Occident, s'efface volontairement. Comme l'écrit magnifiquement le chroniqueur : « Fidèle à son service, elle ne se laissa pas séduire par la puissance royale de ses fils, ni par les richesses, ni par l’ambition du siècle, mais elle arriva à la grâce par l’humilité. »

 

Mais ne vous y trompez pas : cette humilité n’est pas de la faiblesse. C’est le bouclier suprême contre les pressions du siècle. En se plaçant au-dessous de tous par la charité, Clotilde se place au-dessus des atteintes des hommes. Ses fils ont beau régner sur des peuples, c'est vers la cellule de la sainte veuve que convergent les regards et les respects.

Et voyez quelle est la suprême victoire de cet honneur chrétien : c’est le pardon. À la fin de sa vie, sentant sa dernière heure approcher, Clotilde ne ferme pas sa porte à ceux qui l'ont tant fait souffrir. Elle fait appeler auprès de son lit de mort Childebert et Clotaire. Ses deux fils survivants, ces rois redoutables dont les mains sont encore tachés du sang de leurs neveux, viennent s’incliner devant la mourante.

Quelle scène grandiose et bouleversante ! La faiblesse d’une vieille femme agonisante fait plier les genoux des guerriers les plus féroces. Elle ne les maudit pas ; elle les exhorte, une dernière fois, à mener une vie chrétienne exemplaire, à respecter cet honneur familial qu'ils ont si souvent bafoué. Elle leur transmet, non pas un royaume de terre, mais le testament de la paix. Le 3 juin 545, en confessant la Sainte Trinité, elle expire, laissant à ses fils le souvenir d'une dignité que rien n'a pu corrompre.

Conclusion : Un modèle pour les siècles

Mes bien chers fidèles,

La vie de sainte Clotilde nous enseigne que l’honneur de notre nom, que la fidélité à nos engagements et que la dignité de nos vies ne dépendent jamais des circonstances extérieures, mais de notre ancrage en Dieu. Elle a subi la pression des traditions barbares, la cruauté des liens de parenté déchirés et la profonde solitude d'un veuvage de trente ans. Pourtant, elle est restée debout, comme une colonne de marbre au milieu d'un temple en ruine.

Aujourd'hui, auprès de ces reliques alors que la France est attaquée par des idéologies mortifères, demandons - mes bien chers fidèles - à sainte Clotilde la grâce de savoir, à son image, préserver l’honneur de notre foi chrétienne face aux pressions du monde moderne. Demandons-lui la force de pardonner aux offenses de notre propre sang, de notre race et de transformer nos solitudes ou nos deuils en des chemins de résurrection.

Sainte Clotilde, reine de France et modèle des veuves, priez pour nous et priez pour notre France !

Ainsi soit-il.

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