Notre lettre 1398 publiée le 27 juillet 2026
DELOYAUTE ET ETROITESSE BOURGEOISE
A LA CHAPELLE DES FRANCISCAINES
DE SAINT-GERMAIN-EN-LAYE
Il y a exactement 7 mois plusieurs rencontres très fraternelles eurent lieu entre d’une part le vicaire général de Versailles assisté du curé de saint-Germain et d’autres part les représentants des fidèles qui depuis cinq années assistaient à la messe célébrée à l’extérieur devant la chapelle fermée de l’ancien hôpital de Saint-Germain
L’objet de ces rencontres était de mettre un point final et définitif à une demande datant de plus de 35 années de voir célébrer une messe traditionnelle à Saint-Germain tous les dimanches et fêtes de l’année ce qui n’était pas encore le cas au moment de la tenue de cette réunion
Lors de ces rencontres il a été admis que rien ne s’opposait à ce que la messe puisse continuer à être célébrée durant les dimanches et fêtes de l’été avec comme simple réserve que la paroisse reconnaissait que peut-être elle ne pourrait assumer les messes au-delà du 14 juillet et avant le 15 aout. Nonobstant il fut acté par le diocèse et la paroisse qu’au cas où la paroisse ne pourrait assurer quelques messes il serait demandé aux fidèles de proposer des prêtres venus de l’extérieur à la condition bien évidente que ces prêtres aient un statut canonique en ordre (C’est-à-dire munis d’un celebret en bonne et due forme) et soient agréés par le diocèse.
L’été approchant, plusieurs fidèles qui avaient participé à ces réunions commencèrent à s’inquiéter que, juillet et aout arrivant, la question des messes ne pouvant être célébrées impossibles à célébrer par la paroisse n’étant toujours pas clarifiée, il était impossible de s’organiser pour trouver des prêtres extérieurs.
C’est seulement à la fin juin que fut annoncé que la paroisse et le diocèse assureraient toutes les messes du mois de juillet mais ne pourrait reprendre les célébrations régulières que le 30 aout
Dès ce moment des fidèles firent savoir au père l’Hirondelle curé de la paroisse qu’ils connaissaient un prêtre disponible muni d’un celebret qui serait susceptible de boucher « les trous » éventuels du mois d’aout
Une rencontre de ce prêtre avec le père l’Hirondelle et une petite enquête canonique aboutirent à proposer à ce prêtre de célébrer la messe du 16 aout, un autre prêtre diocésain ayant été trouvé entre temps pour assurer la célébration du 15 aout
Mais malgré les questionnements répétés des fidèles il fut annoncé au début du mois de juillet qu’aucune messe ne serait célébrées les dimanche 2, 9 et 23 août en complète contradiction avec les décisions prises lors des rencontres fraternelles de Janvier
Nous avons demandé à notre ami Germain de Paris de nous éclairer sur cette curieuse situation
Paix liturgique : Cher Germain qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans cette histoire ?
Germain de Paris : Pour le dire simplement c’est la déloyauté du diocèse de Versailles …
Paix liturgique : En quoi le diocèse est-il déloyal ?
Germain de Paris : La encore très simplement il avait été convenu que si la paroisse ne pouvait assurer quelques messes estivales elle permettrait aux fidèles de proposer un prêtre extérieur canoniquement en règle et accepté par le diocèse et c’est d’ailleurs ce qui a été fait…
Paix liturgique : Avec un bon résultat semble-t-il car ce prêtre qui répondait aux exigences du diocèse à bien été agrée et il lui fut demandé d’assurer la célébration du dimanche 16 aout…
Germain de Paris : C’est bien là qu’apparait la déloyauté car il avait été convenu que si la paroisse ne pouvait assurer quelques messes elle les confierait à d’autres prêtres agrées. Or elle ne l’a pas fait
Paix liturgique : Mais si elle a permis à au prêtre que vous aviez suggéré de célébrer le 16 aout…
Germain de Paris : Mais comprenez s’il est agréé et que la messe du 16 aout lui est confié pourquoi ne pas lui confier aussi les trois autres dimanches orphelins du 2 aout, du 9 aout et du 23 aout alors qu’il était disponible pour célébrer à ces dates
Paix liturgique : Mais peut-être ce prêtre n’était-il pas « Sur » ?
Germain de Paris : Comme je l’ai dit ce prêtre avait répondu à toutes les exigences du diocèse est en plus un excellent ami de notre amis Cyril Farret d’Astiés dont il a baptisé tous les enfants. Ce n’était donc pas un prêtre inconnu qui aurait profité de la situation « pour partir avec les clefs du camion » comme dirait l’autre…
Paix liturgique : Voilà pourquoi vous parlez de déloyauté c’est-à-dire d’un non-respect d’une parole donnée
Germain de Paris : Tout à fait. C’est assez affligeant de voir un diocèse, des prêtres ne pas honorer leurs paroles
Paix liturgique : Mais peut-être y aurait-il eu un autre motif, celui que le maintien de ces messes estivales n’étaient pas justifiées
Germain de Paris : Vous avez théoriquement raison si vous vous mouliez dans l’attitude bourgeoise qui croit que l’été tous les fidèles sont en vacances ou dans leurs maisons de campagne. Mais la réalité est tout autre car il n’y a jamais eu moins de 125 fidèles à chacune des messes célébrées tout au long du mois de juillet. Pour être plus précis il intéressant de suivre le nombre des communions (Sans compter les jeunes enfants qui accompagnent leurs parents) tout au long des 4 célébrations de juillet
Dimanche 26 juillet : 90 communions soit plus de 125 fidèles
Dimanche 19 juillet : 95 communions soit plus de 135 fidèles
Dimanche 12 juillet : 106 communions soit plus de 150 fidèles
Dimanche 5 juillet : 120 communions soit plus 160 fidèles
Paix liturgique : Ce n’est donc pas le manque de fidèles qui expliquerait ce blocage
Germain de Paris : Non et nous savons d’expérience que cela serait semblable ou presque en aout, tous les fidèles et leurs familles ne partant pas deux mois en vacances chaque été
Paix liturgique : Mais permettez-moi d’insister. Le fond du problème est peut-être que le diocèse veut garder la main et que vous ne lui imposiez pas « votre prêtre »
Germain de Paris : D’ailleurs nous n’avons pas « nos prêtres » et sommes très satisfaits de tous ceux qui célèbrent actuellement aux franciscaines et nous serions heureux de voir le diocèse trouver une solution
Paix liturgique : Parce qu’il n’est pas trop tard ?
Germain de Paris : Il n’est jamais trop tard pour renforcer la paix et la charité. Il reste trois dimanches orphelins et ce serait loyal et heureux que le diocèse trouve une solution. Pour leur part les fidèles seraient là sinon ils vont aller ailleurs à Port-Marly ou à Villepreux…




