Notre lettre 1324 publiée le 15 janvier 2026

LA FIN DE L'EXCEPTION PARISIENNE

BILAN DES FINANCES
ET DES "RESSOURCES HUMAINES"
DU DIOCÈSE DE PARIS
AVANT LE DÉPART DE MGR ULRICH

Au milieu des diocèses de France, en effondrement de plus en plus rapide, Paris faisait figure d’exception. L’épiscopat du cardinal Lustiger, qui avait reflété la « restauration » – en trompe-l’œil – de l’époque Jean-Paul II, le Paris catholique affichait une relative santé. Jean-Marie Lustiger avait débarrassé son diocèse des éléments trop soixante-huitards hérités du gouvernement Marty-Gilson, et sinon fabriqué, en tout cas promu, un clergé plus-parisien-que-moi-je-meurs, élevé dans le cocon de maisons parisiennes, enseigné dans une École Notre-Dame parisienne, destiné à des cures parisiennes, et qui considérait qu’au-delà du périphérique commençait une zone inconnue et sauvage, banlieue, province, où l’on pouvait au mieux être envoyé comme évêque à la manière d’un colon vers des peuplades catholiques inférieures.

Le Lustigérianisme s’était continué avec l’intelligent et finaud cardinal Vingt-Trois et aurait dû se perpétuer avec Mgr de Moulins-Beaufort, envoyé pour quelques temps à Reims avant de revenir à Paris à la fin de l’épiscopat Aupetit, autre lustigérien qui assurait la transition. Mais le mélange explosif du plus que maladroit Aupetit, qui s’était mis à dos la droite comme la gauche, et de la gestion ecclésiastique de style cow-boy, ou plutôt gaucho de la Pampa, du pape François (il a assassiné Michel Aupetit dans une conférence de presse en avion), avait interrompu la lignée. Mgr Laurent Ulrich était devenu archevêque de Paris en 2022.

Mais avant même cela, l’exception parisienne s’épuisait. Comme partout, mais avec un temps de retard, les vocations se faisaient plus rares, les fidèles moins nombreux, les rentrées pécuniaires moindres ou plus exactement comblant plus difficilement les charges en constante augmentation.

Car l’état des finances est un thermomètre. Si en 2024 le diocèse de Paris s'est réveillé subitement déficitaire, au point d'arrêter les travaux prévus à Saint-Bernard de Montparnasse et déclarer sa fermeture, et de faire de même pour la chapelle Notre-Dame-du-Lys, 7 rue Blomet*, ses problèmes budgétaires ne dataient pas d'hier – même si le diocèse est encore fort notamment de son important patrimoine immobilier, de ses placements ou encore des réserves – et ce sans compter le patrimoine immobilier géré par des dizaines de SCI identifiées par la cellule enquête de Radio France.

Très lourd notamment sont l’entretien et la mise aux normes européennes, sécuritaires, écolo-thermiques, des locaux du diocèse (lieux de culte bâtis après 1905 ; bureaux, presbytères et très nombreux locaux annexes). L’administration diocésaine a laissé courir le déficit. Tout semble renvoyé au successeur de Mgr Ulrich qui sera atteint par la limite d'âge en automne 2026.

Comme toute association qui perçoit plus de 153.000 euros de dons manuels, le diocèse de Paris a l'obligation de publier ses comptes au journal officiel – et s'y soumet comme la plupart des diocèses français (Rodez s'y est refusé jusqu'en 2022 ; Sées a fini par s'y remettre en juillet 2025 ; Valence fait partie des très rares qui continuent d'enfreindre la loi). Ce qui permet de mesurer l’effritement continue.

Plusieurs années de résultat d'exploitation déficitaire

Si le résultat d'exploitation du diocèse de Paris en 2024 est fortement déficitaire (11.6 millions d'euros) et se creuse très nettement par rapport à 2023 (3.6 millions d'euros en 2023), ce n'est pas la première année.

Evidemment, malgré une hausse des cessions d'immobilisations financières (5.8 millions d'euros en 2024, 4.2 millions d'euros en 2023), cela se voit sur le résultat net, qui s'effondre – un déficit de 4.9 millions d'euros en 2024, contre un excédent de 8.4 millions d'euros en 2023.

Mais les causes sont plus profondes.

C'est ainsi que 2023 révèle déjà une dégradation par rapport à 2022, année de reprise pleine et entière après le Covid où le résultat d'exploitation est tout juste positif (23.315 euros), et l'excédent supérieur d'un bon million d'euros (9.2 millions d'euros en 2022).

En 2021, année où le Covid et les mesures pour lutter contre semblent avoir le plus fortement impacté le diocèse, le diocèse accuse un résultat d'exploitation déficitaire de 10.1 millions d'euros, mais parvient à un excédent global de 8.5 millions d'euros, porté par 8 millions d'euros de produits en opération de gestion et 5.5 millions d'euros d'opération en capital. Les comptes précisent que le résultat exceptionnel est de 4.4 millions d'euros, comprenant « la plus-value sur la cession du séminaire de Bruxelles » - mais dans ceux de 2021 on trouve un résultat exceptionnel de 13.1 millions d'euros avec mention de cette même plus-value (!).

En 2020, le résultat d'exploitation est déficitaire, de 4.1 millions d'euros, avec deux confinements dont un où le culte est totalement à l'arrêt, du 17 mars au 11 mai 2020. Encore une fois, le résultat net est excédentaire à force de cessions, 11 millions d'euros, porté par 10.9 millions d'euros d'opération de gestion.

En 2019 le résultat d'exploitation, sans aucun Covid, est négatif à 17.1 millions d'euros. Là encore, le diocèse dégage un gros bénéfice de 39 millions d'euros – la dernière année à ce point, porté par 21.6 millions d'euros d'opération en gestion et 7.1 millions d'euros d'opérations en capital.

En bref, depuis plusieurs années, et bien avant le Covid, le diocèse de Paris a pris la mauvaise habitude d'avoir un résultat d'exploitation déficitaire, en espérant le contrebalancer par des ventes de biens ou en puisant dans ses placements... sauf que l'époque des grands excédents portés par le résultat exceptionnel est finie, les biens issus des legs fluctuent fortement d'année en année.

Des ressources plutôt stables

Pourtant, le diocèse de Paris peut s'appuyer sur des ressources venues du public plutôt stables, à l'exception des legs qui varient fortement. Ainsi en 2024 ces ressources ont représenté 69.4 millions d'euros, dont 51 millions d'euros de dons manuels, 17.5 millions d'euros de legs et donations (contre 23 millions d'euros en 2023), 1.9 millions d'euros de contributions financières diverses. A la toute fin de l'année le diocèse accepte un don de 23 millions d'euros – qui apparaîtra probablement dans les comptes 2025.

Toujours en 2024 le denier rapporte 25.1 millions d'euros, les quêtes augmentent un peu (12.4 millions d'euros contre 11.5 en 2023), le casuel 1.8 millions d'euros, les dons avec reçus fiscal eux aussi augmentent un peu (8.7 millions d'euros en 2024 contre 8.1 en 2023).

A titre de comparaison, le denier de l'Eglise rapporte lui aussi 25 millions d'euros en 2023 et 2022 (100.000 euros de baisse par rapport à 2021), les quêtes sont en croissance (11.5 millions d'euros en 2023, 10.7 millions d'euros en 2022), les legs 21 millions d'euros en 2022, les dons avec reçu fiscal baissent en 2023 (8.1 millions d'euros) par rapport à 2022 (9.3 millions d'euros).

En 2021 et 2020, années impactées par le Covid et la « guerre sanitaire », les dons manuels faits au diocèse ont tout de même représenté 45 et 44 millions d'euros respectivement. Le denier du culte, en 2021, rapporte 25.2 millions d'euros, et « retrouve son niveau de 2019 après une année 2020 exceptionnelle », où il a fait un bond de 1.2 million d'euros – les comptes de 2020 indiquent une hausse de 1.5 millions d'euros à 26.4 millions d'euros. Les legs s'effondrent en revanche à 8.8 millions d'euros contre 16 en 2020 ; les quêtes et les casuels ont été bien moindres en 2020 à cause de la crise sanitaire et des confinements – les premières ont mis deux ans à revenir à leurs niveaux d'avant la pandémie.

Mais l’érosion lente de certains placements

Si le diocèse de Paris dispose d'actifs immobilisés pour un demi-milliard d'euros en 2024 dont 21 millions d'euros de biens reçus par legs pour être cédés, 189 millions d'euros de réserves (en 2023, un chiffre plutôt en hausse sur ces dernières années – elles étaient de 168 millions d'euros en 2020), 85.4 millions d'euros de fonds propres sans droit de reprise, 21.9 millions d'euros de biens dans diverses SCI et autres sociétés, 81 millions d'euros de fonds de placement, 44 millions d'euros de bons de capitalisation, 18.7 millions d'euros de fonds obligataires etc. certains placements, listés à part dans les comptes s'érodent peu à peu.

Par exemple en 2024 il n'y avait plus que 16.5 millions d'euros sur des comptes à termes, 555.000 euros en SICAV, 15.8 millions d'euros en obligations françaises, 13.4 millions d'euros en obligations étrangères, 2 millions d'euros en produits structurés, 8.7 millions d'euros en parts de SCPI.

En 2023 il y avait moins de fonds de placement (68 millions d'euros) mais plus d'obligations françaises (18.4 millions d'euros), étrangères (17.4 millions d'euros), produits structurés (3.5 millions d'euros), de SICAV (8 millions d'euros – elles ont donc presque toutes été liquidées entre 2023 et 2024), d'argent sur les comptes à terme (17.5 millions d'euros) et de bons de capitalisation (49 millions d'euros).

En 2022 le diocèse a 9.8 millions d'euros de parts de SCPI, 19.6 millions d'euros d'obligations françaises et 18.8 millions d'euros d'obligations étrangères, 5 millions d'euros en produits structurés, 79.3 millions d'euros de bons de capitalisation, 52.5 millions d'euros de fonds de placement.

En 2021 on note 8.4 millions d'euros de parts de SCPI, 19.2 millions d'euros d'obligations françaises, 22 millions d'euros d'obligations étrangères, 7 millions d'euros de produits structurés, 31 millions d'euros de fonds de placement, 78.4 millions d'euros de bons de capitalisation.

En 2020 le diocèse de Paris a notamment 6.4 millions d'euros de parts de SCPI, 22.3 millions d'euros d'obligations françaises, 24.2 millions d'euros d'obligations étrangères, 8 millions d'euros de produits structurés, 22.4 millions d'euros de fonds de placement, 87 millions d'euros de bons de capitalisation.

Et des charges qui dérapent : 22% d'augmentation de 2019 à 2024

Les charges d'exploitation augmentent en 2024 de 8 millions d'euros (111 millions d'euros au total), portée par les traitements et les salaires des prêtres et des laïcs (45 millions d'euros) et les achats (34 millions d'euros), ainsi qu'une forte hausse des versements aux associations (12.7 millions d'euros contre 6.7 en 2023) que sont l'École cathédrale (établissement à rang d’Université pontificale qui forme entre autres les séminaristes diocésains), la formation permanente des prêtres, deux maisons de prêtres âgés, la péréquation pour les diocèses fragiles, la pastorale de l'enfance etc.

L'augmentation des charges est déjà de 7.6 millions d'euros entre 2022 et 2023, soit 103 millions d'euros, portée par les salaires et traitements pour 42 millions d'euros, les achats restant stables (34.8 millions d'euros).

En 2022, année où les charges ne représentent encore que 95 millions d'euros, elles augmentent de 10.9 millions d'euros, portées une fois de plus par les traitements et les salaires (39.9 millions d'euros) et moins par les achats (28.8 millions d'euros).

Les charges qui étaient de 90.7 millions d'euros en 2019 tombent à 82.7 millions d'euros du fait du confinement, dont 37 millions d'euros de salaires et de traitements, et 24 millions en achats.

Soit un véritable dérapage des charges, de 22% (un cinquième) de 2019 – année de référence puisque 2020 est celle de la pandémie, et que les charges avaient diminué faute d'églises ouvertes pendant plusieurs mois.

Il est intéressant de noter l'évolution des ressources pastorales, administratives et humaines du diocèse de Paris ces cinq dernières années. On peut rappeler que de 2015 à 2021, la population de Paris a diminué de 73.400 personnes (12.000 personnes par an), et de 30.000 personnes encore entre 2021 et 2023, et la population aurait encore baissé de 28.000 personnes selon les dernières estimations, en 2025. Sur la période qui nous intéresse, de 2019 à 2025, la population de Paris a donc diminué de 80.000 personnes environ.

Traditionnellement, les parisiens quittant Paris – la plupart du temps pour l'Ile de France ou une communauté urbaine en province, étaient des ménages avec enfants, des jeunes couples avec un premier enfant et des retraités. D'après l'INSEE en 2023 s'y ajoutent désormais, depuis la pandémie, des étudiants parisiens qui partent étudier en province et des couples sans enfant. Il est raisonnable de penser que la population des paroisses parisiennes diminue aussi, y compris les services pastoraux destinés à la jeunesse.

Salariés et cadres à la place des bénévoles

Il y avait 115 paroisses et 21 services en 2022, un service de moins qu'en 2021. En 2023, 22 services pastoraux. En 2023, il y avait 116 paroisses et 22 services en 2023. En 2024, 116 paroisses et 25 services pastoraux.

Salariés et cadres :

• En 2020, le diocèse avait 182 salariés ;

• En 2021, il y avait 187 salariés.

• En 2022, il y a 190 salariés.

• En 2023, 195 salariés dont 86 cadres

• en 2024 le diocèse compte 197 salariés laïcs dont 95 cadres.

On remarquera donc que 11 cadres supplémentaires ont donc été embauchés entre 2023 et 2024. Quant à la masse salariale, elle a augmenté de 15 personnes en cinq ans. On peut se demander pourquoi augmente la masse salariale (et le taux d'encadrement) alors que la population et donc le nombre de fidèles baisse.

Hausse des prêtres âgés et des étudiants étrangers

En revanche on peut se douter que si le poids des traitements augmente, ce n'est pas vraiment le fait du clergé, étonnamment stable en cinq ans :

• En 2020 il y a 495 prêtres incardinés dont 105 de plus de 75 ans, 21 prêtres étudiants étrangers.

• En 2021 le diocèse compte 487 prêtres incardinés, dont 72 âgés de 75 ans ou plus – un tiers de moins qu'en 2020 (l'impact de la pandémie?), 37 prêtres étudiants étrangers.

• En 2022 494 prêtres dont 122 âgés de 75 ans et plus, 35 prêtres étudiants étrangers.

• En 2023, 492 prêtres incardinés dont 123 de plus de 75 ans, 41 prêtres étrangers et 6 propédeutes.

• en 2024 il y a 485 prêtres incardinés dont 117 de plus de 75 ans, 3 évêques, 43 prêtres étudiants étrangers, 6 propédeutes.

La moitié moins de séminaristes en six ans

C’est le point le plus noir. En 2024 il y n’y a plus que 42 séminaristes à Paris. Ils étaient 49 en 2023, autant en 2022, 67 séminaristes en 2021, 70 en 2020, 63 en 2019, encore 75 en 2018 (le seul séminaire comparable était alors celui de Fréjus-Toulon. Le nombre des séminaristes parisien a donc baissé de près de moitié depuis 2018, de 40% en cinq ans (de 2020 à 2024), et d'un quart rien qu'entre 2021 et 2022.

Outre la baisse générale et continue des vocations en France (hormis la Communauté Saint-Martin et les communautés traditionnelles), il y a à Paris un recentrage à gauche pour combattre l’effet d’une traditionalisation des candidats à la formation sacerdotale : purges de séminaristes trop traditionnels ; limogeage du responsable des vocations, l’abbé Cyril Gordien, lui-même très traditionnel.

Mieux loti que les diocèses de province, avec un clergé d’un âge moyen moindre, l’avenir est tout de même très sombre. Le séminaire interdiocésain d'Issy, qui n’a plus qu’une poignée de séminaristes dans d’immenses locaux, va fusionner avec le séminaire universitaire des Carmes auprès de l’Institut catholique de Paris : l’ensemble des séminaristes logera à Issy et tous suivront les cours à l’ICP. En théorie, la fusion avec les séminaristes parisiens qui restent devrait suivre.

La fin du bénévolat

Mais la crise des vocations sacerdotales a été accompagnée, à Paris comme ailleurs, d’une crise des vocations religieuses, notamment féminines. On n’a jamais donné les chiffres de cette hécatombe : la disparition d’un très grand nombre de congrégations de religieuses qui assuraient dans les paroisses et les diocèses, mille tâches d’apostolat, de charité, de soins à domicile ou hospitaliers, tâches ménagères ou de secrétariat, le tout de manière bénévole. Dans des locaux paroissiaux non encore vendus et entretenus à grands frais, il a fallu embaucher des salariés payés au vrai prix. Ce qui dans les pays concordataires, notamment en Allemagne où l’État reverse aux diocèses le très conséquent produit de l’impôt des cultes, est une saignée toujours plus insupportable en France.

Une solution partielle – mais inenvisageable idéologiquement – serait de confier à des communautés jeunes et recevant des dons et legs en suffisance (Emmanuel, Communauté Saint-Martin, communautés traditionnelles), une grande indépendance cultuelle dans des paroisses à elles confiées, moyennant leur prise en charge de tous les frais correspondants. La paix liturgique achetée en monnaie sonnante et trébuchante…

* On rappelle que, dans la chapelle Notre-Dame-du-Lys, 7 rue Blomet, quinzième arrondissement, est célébrée tous les dimanches une messe traditionnelle. La chapelle, qui appartient à la congrégation des Pères de Saint-Vincent-de-Paul qui la desservaient jadis et ne le peut plus faute de personnel ecclésiastique, est insérée dans un ensemble immobilier qui accueille un patronage florissant fondé par ces Pères de Saint-Vincent-de-Paul. Mais ces bâtiments nécessitent des travaux qui demandent des investissements importants (un million d’euros rapidement, trois millions à terme, neuf ensuite). Les Pères de Saint-Vincent-de-Paul ne peuvent pas assurer cet apport et le diocèse de Paris ne le veut pas. Mgr Michel Gueguen, vicaire général du diocèse de Paris, est venu annoncer le 26 novembre 2025, à une assemblée de fidèles médusés que le diocèse de Paris entendait se désengager cet apostolat (messes et patronage) à partir du mois de juin 2026.

A la une

S'abonner à notre lettre hebdomadaire

Si vous désirez recevoir régulièrement et gratuitement la lettre de Paix Liturgique, inscrivez-vous.
S'ABONNER

Paix Liturgique
dans le monde

Parce que la réconciliation liturgique est un enjeu pour toute l'Église universelle, nous publions tous les mois des lettres dans les principales langues du monde catholique. Découvrez et faites connaître nos éditions étrangères.

Télécharger notre application

Soutenir Paix Liturgique