Notre lettre 1409 publiée le 2 septembre 2026

UNE LITURGIE ET UNE ORTHODOXIE AJUSTABLES

LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 258ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,


Le pape Benoît XIV a consacré sa catéchèse du 26 août aux bienfaits sans pareil de la réforme de la liturgie : on croit rêver en entendant les mêmes discours qu’il y a 60 ans louangeant une réforme inconsistante et aplatissante. Et une réforme qui se continue.

Car, comme je vous le disais, il y quinze jours, la réforme liturgique consécutive à Vatican II, par nature, ne peut se clore. Elle avance toujours, parce que son principe d’adaptation aux hommes de ce temps le veut ainsi. Et cependant, parce que le moteur ne doit pas s’emballer, des mises en garde interviennent régulièrement. Qui n’empêchent pas les avancées…

L’aile extrême du point de vue ecclésiologique, et donc liturgique, est aujourd’hui le catholicisme allemand. Contrairement à ce que répètent maints commentateurs, il n’y a pas de risque de « schisme » ouvert, mot antique qu’on réserve à la seule FSSPX. Rome n’en veut pas, et l’Église d’Allemagne moins encore. Comme dans les cas semblables, c’est un bras de fer, ou plutôt une négociation un peu musclée qui est engagée. Un jeu complexe se déploie ainsi entre le Saint-Siège et les évêques d’Allemagne, en majorité favorables au Chemin synodal. 

Le 7 juillet, Rome a fait un geste en donnant pour successeur à Mgr Hanke, évêque d’Eichstätt, qui avait atteint l’âge de la retraite et était un des rares opposants épiscopaux au Chemin synodal, Mgr Würtz, évêque auxiliaire de Fribourg-en-Brisgau, on ne peut plus progressiste. 

Cette nomination tombait à point pour faire passer une pilule amère. Le 17 juin, le Dicastère pour le Culte divin du cardinal Roche, avait répondu négativement à une demande de Mgr Heiner Wilmer, président de l’épiscopat allemand, demandant un indult permettant à des laïcs mandatés, dans certaines circonstances, de remplacer le prêtre ou le diacre pour l’homélie. Rome répondait que l’homélie était réservée aux ministres ordonnés, évêques, prêtres et diacres : « L’homélie constitue un exercice du munus docendi confié aux ministres ordonnés par le sacrement de l’Ordre. »

On pourrait se demander pourquoi des laïcs ont le droit de donner la communion, mais pas de prononcer l’homélie. Encore faut-il s’entendre sur ce qu’est l’homélie. De nombreuses prises de parole au cours de la célébration y ressemblent tout de même beaucoup. On veut bien que la prise de parole d’un travesti, Murray Ramirez, lors d'une « eucharistie homosexuelle », le 13 juillet dernier, dans l’église de Saint-Jean-l’Évangéliste, au diocèse de San Diego, aux États-Unis, n’ait pas vraiment été une homélie. La messe était célébrée par Mgr Ramón Bejarano, évêque auxiliaire et elle avait un thème : « Tous sont les bienvenus ». Mais les prises de paroles des laïcs chargés des enterrements dans de nombreux diocèse sont de fait très proches de prônes. Et il faut bien dire qu’il y a peu de distance entre les interventions d’un laïc, homme ou femme, chargé de l’organisation de la liturgie et celle d’un diacre permanent. 

D’ailleurs, en Allemagne, les agents pastoraux – rémunérés – qui jouent un rôle de plus en plus en plus important dans la liturgie compte tenu de la pénurie de prêtres, n’ont pas l’intention de se laisser réduire au silence. Une agente pastorale de Cologne a mis en garde contre toute – admirable expression – « obéissance précipitée » (Golias, 9 juillet 2026, p. 4). Dieu nous garde d’une « obéissance précipitée » !

Au reste, en Suisse, la Conférence épiscopale a immédiatement fait remarquer que la prédication des « laïcs mandatés au service de l’Église » sont possibles lors des célébrations de la Parole, et qu’au cours de la liturgie eucharistique, ces laïcs pouvaient donner des « méditations ». 

Aux États-Unis, le cardinal Robert McElroy, de Washington, a autorisé une fois par mois le « commentaire » d’un laïc, souvent une femme, durant l’Eucharistie à la paroisse jésuite de la Sainte-Trinité, à Georgetown. 

D’ailleurs, le président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Wilmer, doit prochainement se rendre à Rome pour reparler de l’homélie des laïcs. Il fera remarquer qu’elles avaient été autorisées pour l’Allemagne de 1974 à 1983, le retrait de la permission à l’époque Jean-Paul II-Ratzinger n’ayant d’ailleurs pas changé grand-chose sur le terrain. 

Bref, rien n’est définitif. Le cardinal Parolin, Secrétaire d’État, n’a-t-il pas déclaré à Civiltà Cattolica le 13 mars 2023 : « Le Chemin synodal prend des décisions qui ne correspondent pas exactement à ce qu’est actuellement la doctrine de l’Église » ? « Pas exactement » orthodoxe, sans plus, et en tout cas « actuellement »…

L’homélie prononcée par des laïcs n’est pas, il est vrai, le plus grave désordre aujourd’hui. Mais on voit comment tel élément de la liturgie constitue une variable d’ajustement, suffisamment élastique pour préserver des points de doctrine plus importants.

La liturgie serait ajustable, mais pas l’orthodoxie ? Est-ce bien sûr ? Le pape lui-même, le 30 juillet 2025, disait à la journaliste Elise Allen : « Les gens veulent que la doctrine de l’Église change ; ils veulent que les mentalités changent. Je pense que nous devons changer les mentalités avant même de penser à changer la position de l’Église sur une question donnée. Il me semble très peu probable, surtout dans un avenir proche, que la doctrine de l’Église change quant à son enseignement sur la sexualité et le mariage » (Voir Renaissance catholique, « Quo vadis Domine ? », 16 juillet 2026). Il est « très peu probable » que la doctrine de l’Église sur le mariage change « dans un avenir proche »…

Combien est importante en ces temps de crise extrême notre prière vigilante. Elle est représentée par celle des catholiques parisiens qui récitent le chapelet, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.


En union de prière et d’amitié,

Christian Marquant


 

ADJUSTABLE LITURGY AND ORTHODOXY

258th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS
 

Pope Leo XIV dedicated his catechesis of August 26 to the unprecedented benefits of the liturgical reform: it is almost unbelievable to hear the same speeches from 60 years ago praising an inconsistent, flat and flattening reform. And a reform that goes on and on...

Because, as we saw two weeks ago, the liturgical reform following the Second Vatican Council, by its very nature, cannot be completed. It continues to advance, because its principle of adaptation to the people of our time demands it. And yet, to prevent it from getting out of hand, warnings are issued regularly. Warnings that do not impede always more advancements…

Today, the most radical extreme group, from an ecclesiological, and therefore liturgical, point of view, is German Catholicism. Contrary to what many commentators repeat, on this front, there is no real risk of an open “schism”, an old term reserved exclusively for the Society of Saint Pius X (SSPX). Rome does not want it, and the Church in Germany even less so. As in similar cases, a power struggle is being waged, or rather, in other terms, a particularly energic negotiation. A complex game is thus unfolding between the Holy See and the German bishops, most of whom support the Synodal Way.

On July 7, Rome made a gesture by appointing Bishop Würtz, auxiliary bishop of Freiburg im Breisgau, a decidedly progressive figure, as the successor to Bishop Hanke of Eichstätt, who had reached retirement age and was one of the few bishops opposing the Synodal Way.

This appointment came at an opportune moment to mitigate the impact. In fact, on June 17, the Dicastery for Divine Worship, headed by Cardinal Roche, had rejected a request from Bishop Heiner Wilmer, president of the German Bishops' Conference, for an indult that would allow designated lay people, under certain circumstances, to deliver the homily, thus replacing the priest or deacon. Rome responded that the homily was reserved to ordained ministers: bishops, priests, and deacons. The homily constitutes an exercise of the munus docendi entrusted to ministers ordained by the sacrament of Holy Orders.

However, one might ask why lay people have the right to distribute Communion but not to deliver the homily. First, we must agree on what constitutes a homily. And it is a point of fact that many speeches during the celebration bear a striking resemblance to a homily. One may even grant that the speech given by transvestite Murray Ramirez during a "gay Eucharist" on July 13 at St. John the Evangelist Church in the Diocese of San Diego, USA, was not exactly a homily. The Mass was celebrated by Auxiliary Bishop Ramon Bejarano and its theme was "All Are Welcome." However, the speeches given by lay people in charge of funerals in many dioceses are, in fact, very similar to sermons. And it must be said that there is little distinction between the addresses made by lay people, men or women, responsible for organizing the liturgy, and those of a permanent deacon.

Furthermore, in Germany, the paid pastoral agents who play an increasingly important role in the liturgy due to the shortage of priests are not about to be silenced. A pastoral agent in Cologne warned against—an admirable expression—any “hasty obedience” (Golias, July 9, 2026, p. 4). May God deliver us from “hasty obedience”!

Likewise, in Switzerland, the Bishops’ Conference immediately indicated that preaching by “lay people with a mandate to serve the Church” is possible during the Liturgy of the Word, and that during the Eucharistic liturgy, these lay people may offer “meditations.”

In the United States, Cardinal Robert McElroy of Washington authorized lay people, often women, to offer a monthly “commentary” during the Eucharist at the Jesuit parish of Holy Trinity in Georgetown.

Furthermore, the president of the German Bishops’ Conference, Archbishop Wilmer, plans to travel to Rome soon to discuss the issue of lay homilies. It will be pointed out that they were permitted in Germany between 1974 and 1983, and that the withdrawal of this permission during the pontificates of John Paul II and Ratzinger did not significantly alter the situation.

In short, nothing is definitive. Didn't Cardinal Parolin, Secretary of State, declare to Civiltà Cattolica on March 13, 2023: “The synodal path is making decisions that do not correspond exactly to the current doctrine of the Church”? “Not exactly” orthodox, no less, and of course “currently”…

A homily delivered by laypeople is certainly not the gravest of the disorders going on nowadays. But we see how this element of the liturgy is treated as a variable susceptible to adjustment, elastic enough to preserve more important doctrinal points.

Might we therefore conclude that today the liturgy is seen as adjustable, but not orthodoxy? Not quite, perhaps… The Pope himself, on July 30, 2025, told journalist Elise Allen: “People want the Church doctrine to change, [they] want attitudes to change.” However, he said, “attitudes and mindsets must shift before any consideration of changing the Church's formal teachings. I find it highly unlikely, certainly in the near future, that the church's doctrine in terms of what the church teaches about sexuality, what the Church teaches about marriage, [will change]”(See Catholic Renaissance, “Quo vadis Domine?”, July 16, 2026). It is “highly unlikely” that the Church’s doctrine on marriage will change “in the near future”…

How important, then, is our vigilant prayer in these times of extreme crisis, in which we are represented by the Parisian Catholics who pray the rosary, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Monday to Friday, from 1:00 p.m. to 1:30 p.m., at Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, on Wednesdays and Fridays at 5:00 p.m., in front of Notre-Dame du Travail, on Sundays at 6:15 p.m.




 
 

UNA LITURGIA E ORTODOSSI AGGIUSTABILI

258ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI

 

Papa Leone XIV ha dedicato la sua catechesi del 26 agosto ai benefici senza precedenti della riforma liturgica: è quasi incredibile sentire gli stessi discorsi di 60 anni fa che elogiavano una riforma incoerente e piatta. E una riforma che continua…

Perché, come abbiamo visto due settimane fa, la riforma liturgica successiva al Concilio Vaticano II, per sua stessa natura, non può essere completata. Continua ad avanzare, perché il suo principio di adattamento alle persone del nostro tempo lo richiede. Eppure, per evitare che sfugga di mano, vengono lanciati regolarmente degli avvertimenti. Avvertimenti che non ostacolano gli avanzi continui…

L'estremismo più radicale dal punto di vista ecclesiologico, e quindi liturgico, è oggi quello del cattolicesimo tedesco. Contrariamente a quanto ripetono molti commentatori, non c'è vero rischio lì di uno "scisma" aperto, un vecchio termine riservato esclusivamente alla Fraternità Sacerdotale San Pio X (FSSPX). Roma non lo vuole, e la Chiesa in Germania ancor meno. Come in casi analoghi, è in corso una lotta di potere, o meglio, una negoziazione piuttosto energica. Si sta quindi svolgendo un gioco complesso tra la Santa Sede e i vescovi tedeschi, la maggior parte dei quali appoggia il Cammino sinodale.

Il 7 luglio, Roma ha compiuto un gesto di apertura nominando monsignor Würtz, vescovo ausiliare di Friburgo in Brisgovia, figura decisamente progressista, come successore di monsignor Hanke di Eichstätt, che aveva raggiunto l'età di giubilazione ed era uno dei pochi vescovi a opporsi al Cammino sinodale.

Questa nomina è giunta in un momento opportuno per attenuarne l'impatto. Infatti, il 17 giugno, il Dicastero per il Culto Divino, guidato dal cardinale Roche, ha respinto la richiesta di monsignor Heiner Wilmer, presidente della Conferenza episcopale tedesca, di un indulto che avrebbe permesso a laici designati, in determinate circostanze, di sostituire il sacerdote o il diacono nell'omelia. Roma rispose che l'omelia era riservata ai ministri ordinati: vescovi, sacerdoti e diaconi. L'omelia costituisce un esercizio del munus docendi, affidato ai ministri che hanno ricevuto il sacramento dell'Ordine.

Tuttavia, potremmo chiederci perché i laici abbiano il diritto di distribuire la Comunione ma non di pronunciare l'omelia. Innanzitutto, dobbiamo concordare su cosa costituisca un'omelia. E molti discorsi pronunciati durante la celebrazione presentano una sorprendente somiglianza con un'omelia. Si può ammettere che il discorso pronunciato dal travestito Murray Ramirez durante una "Eucaristia gay" il 13 luglio nella chiesa di San Giovanni Evangelista nella diocesi di San Diego, negli Stati Uniti, non sia stato esattamente un'omelia. La Messa fu celebrata dal vescovo ausiliare Ramon Bejarano e il suo tema era "Tutti sono benvenuti". Tuttavia, già i discorsi pronunciati dai laici incaricati dei funerali in molte diocesi sono, di fatto, molto simili a prediche. Bisogna anche dire che c'è poca differenza tra gli interventi di un laico, uomo o donna, incaricato dell'organizzazione della liturgia, e quelli di un diacono permanente.

Inoltre, in Germania, gli agenti pastorali pagati, che svolgono un ruolo sempre più importante nella liturgia a causa della scarsità di sacerdoti, non vorranno certo rimanere ziti. Un agente pastorale di Colonia ha messo in guardia contro – un'espressione ammirevole – qualsiasi "obbedienza frettolosa" (Golias, 9 luglio 2026, p. 4). Che Dio ci liberi da questa "obbedienza frettolosa"!

Analogamente, in Svizzera, la Conferenza Episcopale ha subito indicato che la predicazione da parte di "laici con mandato di servizio alla Chiesa" è possibile durante la Liturgia della Parola e che, durante la liturgia eucaristica, questi laici possono offrire "meditazioni".

Negli Stati Uniti, il cardinale Robert McElroy di Washington ha autorizzato i laici, spesso donne, a offrire un "commentario" mensile durante l'Eucaristia nella parrocchia gesuita della Santissima Trinità a Georgetown.

Inoltre, il presidente della Conferenza Episcopale Tedesca, l'arcivescovo Wilmer, ha in programma di recarsi presto a Roma per discutere la questione delle omelie laicali. Verrà fatto notare che erano consentite in Germania tra il 1974 e il 1983 e che la revoca di tale autorizzazione durante i pontificati di Giovanni Paolo II e Ratzinger non ha modificato in modo significativo la situazione.

Insomma, nulla è definitivo. Non ha forse dichiarato il cardinale Parolin, Segretario di Stato, a Civiltà Cattolica il 13 marzo 2023: "Il cammino sinodale sta prendendo decisioni che non corrispondono esattamente alla dottrina attuale della Chiesa"? "Non esattamente" ortodosso, e per giunta, ovviamente, "attualmente"...

Un'omelia pronunciata da laici non è certo il disordine più grave oggigiorno. Ma vediamo qui come questo elemento della liturgia venga trattato come una variabile suscettibile di aggiustamento, sufficientemente elastica da preservare i punti dottrinali più importanti.

Quindi, la liturgia sarebbe aggiustabile, ma non l'ortodossia? Ma è davvero questo che sta accadendo? Lo stesso Papa, il 30 luglio 2025, ha detto alla giornalista Elise Allen: “Le persone vogliono che la dottrina della Chiesa cambi; vogliono un cambiamento degli atteggiamenti. Penso che dobbiamo cambiare gli atteggiamenti prima ancora di considerare un cambiamento nella posizione della Chiesa su qualsiasi questione. Mi sembra molto poco probabile, soprattutto nel futuro prossimo, che la dottrina della Chiesa cambi per quanto riguarda il suo insegnamento sulla sessualità e sul matrimonio” (vedi Catholic Renaissance, “Quo vadis Domine?”, 16 luglio 2026). È “molto poco probabile” che la dottrina della Chiesa sul matrimonio cambi “nel futuro prossimo”…

Quanto è importante, dunque, la nostra preghiera vigile in questi tempi di estrema crisi. Ne sono rappresentati i cattolici parigini che recitano il rosario, al numero 10 di rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00. fino alle 13:30, presso Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00, di fronte a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.


 
 

UNA LITURGIA Y UNA ORTODOXA AJUSTABLES



SEMANA 258: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS

 

l Papa León XIV dedicó su catequesis del 26 de agosto a los beneficios sin precedentes de la reforma litúrgica: resulta casi increíble oír los mismos discursos de hace 60 años elogiando una reforma inconsistente y chata. Y una reforma que continúa…

Porque, como veíamos hace dos semanas, la reforma litúrgica posterior al Concilio Vaticano II, por su propia naturaleza, no puede completarse. Sigue avanzando, porque su principio de adaptación a la gente de nuestro tiempo así lo exige. Y, sin embargo, para que no se desboque, se emiten advertencias con regularidad. Advertencias que no impiden los avances…

El extremo más radical desde un punto de vista eclesiológico, y por ende litúrgico, es hoy el catolicismo alemán. Contrariamente a lo que muchos comentaristas repiten, no existe riesgo de un «cisma» abierto, término antiguo reservado exclusivamente para la Fraternidad Sacerdotal San Pío X (FSSPX). Roma no lo desea, y la Iglesia en Alemania menos aún. Como en casos similares, se está librando una lucha de poder, o más bien una negociación bastante enérgica. Se desarrolla así un complejo juego entre la Santa Sede y los obispos alemanes, la mayoría de los cuales apoya la Vía Sinodal.

El 7 de julio, Roma hizo un gesto al nombrar al obispo Würtz, obispo auxiliar de Friburgo de Brisgovia, una figura decididamente progresista, como sucesor del obispo Hanke de Eichstätt, quien había alcanzado la edad de jubilación y era uno de los pocos opositores episcopales a la Vía Sinodal.

Este nombramiento llegó en el momento oportuno para mitigar el impacto. El 17 de junio, el Dicasterio para el Culto Divino, presidido por el cardenal Roche, rechazó una solicitud del obispo Heiner Wilmer, presidente de la Conferencia Episcopal Alemana, para que se le concediera un indulto que permitiera a determinados laicos, bajo ciertas circunstancias, sustituir al sacerdote o diácono en la homilía. Roma respondió que la homilía estaba reservada a los ministros ordenados: obispos, sacerdotes y diáconos. La homilía constituye un ejercicio del munus docendi confiado a los ministros ordenados por el sacramento del Orden Sagrado.

Sin embargo, podríamos preguntarnos por qué los laicos tienen derecho a distribuir la comunión pero no a pronunciar la homilía. En primer lugar, debemos ponernos de acuerdo sobre qué constituye una homilía. Y hay muchos discursos durante la celebración que guardan un parecido asombroso con una homilía. Se puede aceptar que el discurso pronunciado por el travesti Murray Ramírez durante una «Eucaristía homosexual» el 13 de julio en la Iglesia de San Juan Evangelista, en la Diócesis de San Diego, EE. UU., no fue exactamente una homilía. La Misa fue celebrada por el Obispo Auxiliar Ramón Bejarano y tuvo como tema: «Todos son bienvenidos». Por otro lado, los discursos pronunciados por los laicos encargados de los funerales en muchas diócesis son, de hecho, muy similares a los sermones. Y cabe decir que hay poca distinción entre las intervenciones de un laico, hombre o mujer, responsable de organizar la liturgia, y las de un diácono permanente.

Además, en Alemania, los agentes pastorales –remunerados– que desempeñan un papel cada vez más importante en la liturgia debido a la escasez de sacerdotes, no tienen intención de ser silenciados. Un agente pastoral en Colonia advirtió contra –admirable expresión– cualquier «obediencia precipitada» (Golias, 9 de julio de 2026, p. 4). ¡Que Dios nos libre de la «obediencia precipitada»!

Asimismo, en Suiza, la Conferencia Episcopal señaló de inmediato que predicaciones por parte de «laicos con mandato para servir a la Iglesia» son posibles durante la Liturgia de la Palabra, y que durante la liturgia eucarística, estos laicos podrían ofrecer «meditaciones».

En Estados Unidos, el cardenal Robert McElroy de Washington autorizó a los laicos, a menudo una mujer, a realizar un «comentario» mensual durante la Eucaristía en la parroquia jesuita de la Santísima Trinidad en Georgetown.

Además, el presidente de la Conferencia Episcopal Alemana, el arzobispo Wilmer, tiene previsto viajar pronto a Roma para tratar el tema de las homilías laicas. Señalará que estuvieron permitidas en Alemania entre 1974 y 1983, y que el retiro de este permiso durante el pontificado de Juan Pablo II-Ratzinger no alteró significativamente la situación.

En resumen, nada es definitivo. ¿Acaso el cardenal Parolin, secretario de Estado, no declaró a Civiltà Cattolica el 13 de marzo de 2023: «El camino sinodal está tomando decisiones que no se corresponden exactamente con la doctrina actual de la Iglesia»? «No exactamente» ortodoxa, nada menos, y por supuesto «actualmente»…

Una homilía pronunciada por laicos no es, sin duda, el desorden más grave hoy en día. Pero vemos cómo este elemento de la liturgia es tomado come una variable susceptible de ajustamiento, lo suficientemente elástica como para preservar puntos doctrinales más importantes.

¿La liturgia sería pues ajustable, pero no la ortodoxia? ¿Pero es eso realmente lo que pasa? El propio Papa, el 30 de julio de 2025, le dijo a la periodista Elise Allen: «La gente quiere que cambie la doctrina de la Iglesia; quieren que cambien las mentalidades. Creo que necesitamos cambiar las mentalidades antes incluso de considerar cambiar la posición de la Iglesia sobre cualquier tema. Me parece muy poco probable, especialmente en un futuro cercano, que la doctrina de la Iglesia cambie con respecto a su enseñanza sobre la sexualidad y el matrimonio» (Véase Catholic Renaissance, «Quo vadis Domine?», 16 de julio de 2026). Es «muy poco probable» que la doctrina de la Iglesia sobre el matrimonio cambie «en un futuro cercano»…

Cuán importante es, por lo tanto, nuestra oración vigilante en estos tiempos de crisis extrema. Como lo hacen los católicos parisinos que rezan el rosario, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13:00 a 13:30, en Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, los miércoles y viernes a las 17:00, y frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18:15.


 

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