Notre lettre 1423 publiée le 5 outubro 2026

QUEL EST LE PROGRAMME

LITURGIQUE DU PAPE ?

CELUI DE LA PAIX ?

OU CELUI D'ANDREA GRILLO ?

LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 263ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
Click here for the English version
Clicca qui per la versione italiana
Haga clic aquí para la versión en español



Chers Amis,


On imagine bien une bonne partie des jeunes, genre identitaires catholiques, qui ont assisté aux grands moments du voyage du pape en France et qui chantaient Pater et Salve Regina à pleine gorge, participant sans problème à une messe traditionnelle. Les analyses sociologiques le préciseront : il y a une « traditionalisation » évidente de la jeunesse catholique, dans un style jeune, décomplexé tous azimuts. 

Mais quelle est la pensée de notre peu bavard Saint-Père ? Au cours du voyage, il n’a pas parlé directement de la liturgie traditionnelle. La question était cependant sous-jacente, car il connaît l’importance de sa célébration dans ce pays. C’est d’ailleurs pourquoi elle avait été évoquée dans le message adressé de sa part par le cardinal Parolin, Secrétaire d’État, le 18 mars 2026, aux évêques de France. Le message parlait de la « croissance des communautés liées au Vetus Ordo. » Il demandait aux évêques de trouver des « solutions concrètes » pour « inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo », avec cette précision importante : « dans le respect des orientations voulues par le Concile Vatican II en matière de liturgie. » 

Tout indique que le pape lui-même pense à une solution simple, si simple qu’elle relève de l’incompréhension du problème. Dans son livre d’entretiens avec la journaliste Elise Ann Allen, León XIV Ciudadano del mundo, misionero del siglo XXI Penguin Peru, 2025 (voir sur le site de Crux : Le pape Leo s’entretient avec Elise Ann Allen de Crux sur les questions LGBTQ+ et la liturgie | Fond), il expliquait l’attrait pour la messe tridentine par les « abus » trop souvent commis dans la célébration de la nouvelle liturgie : « Les "abus" dans ce que nous appelons la messe Vatican II n'ont pas aidé les personnes qui recherchaient une expérience plus profonde de la prière, un contact avec le mystère de la foi qu'elles semblaient trouver dans la célébration de la messe tridentine. » Il suffirait donc de célébrer dignement la nouvelle liturgie pour détacher de la messe ancienne : « Eh bien, si nous célébrons la liturgie Vatican II de manière appropriée, trouvez-vous vraiment une grande différence entre cette expérience et celle-là ? »

Lors du voyage en France, était en outre présente à tous les esprits l’affaire des sacres épiscopaux du 1er juillet par la FSSPX. La liturgie à Paris, Lourdes, Metz, fut donc particulièrement « digne », réglée au cordeau, avec de beaux ornements, quelques chants latins. Telle voulait apparaître la liturgie du pape, liturgie de Vatican II interprétée de manière à signifier l’unité autour de lui. D’où ces paroles dans son homélie des vêpres à Notre-Dame, le 25 septembre, qui suivait un paragraphe dénonçant les « abus » trop fréquents dans les célébrations : « La liturgie reste en cela un reflet de la vie. La joie eucharistique s’affirme et se répand là où l’harmonie est retrouvée, là où la dignité renaît, là où l’autorité devient service, là où la liberté reprend son cours. C’est le plus grand don que nous puissions partager. Faites donc passer la communion avec le Successeur de Pierre et avec l’Église avant vos sensibilités personnelles, afin de cultiver l’unité du peuple de Dieu. Ensemble, nous serons la prophétie qu’un monde réconcilié est possible. »

Le thème de l’unité autour du pape est d’ailleurs revenu à Lourdes, le 27 septembre, à l'hémicycle Sainte-Bernadette, en s’adressant à tous les évêques de France : « À ces enjeux s’ajoute un autre défi qui peut susciter une certaine inquiétude pour l’avenir : celui de l’unité. […] Celle-ci n’est pas une plate uniformité mais permet que toute sensibilité authentiquement catholique converge naturellement dans une profession de foi commune, moyennant l’obéissance aux pasteurs légitimes, et en particulier au Successeur de Pierre, "principe et fondement perpétuels et visibles d’unité de la foi et de communion" (LG, n. 18). Il s’agit d’une unité dynamique qui se nourrit de la Tradition de l’Église – des Pères jusqu’au Concile Vatican II –, et du Magistère postconciliaire. Par ailleurs, elle s’enrichit dans le dialogue réciproque, partant de la foi, selon un style synodal que nous cherchons à approfondir ces derniers temps. »

Lex orandi, lex credendi. À l’unité doctrinale « dynamique » qui part « de la Tradition de l’Église » et va « jusqu’au Concile Vatican II –, et [au] Magistère postconciliaire », correspond une unité liturgique qui inclut « les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo dans le respect des orientations voulues par le Concile Vatican II en matière de liturgie » 

À n’en pas douter, c’est le principe posé au n. 1 de Traditionis custodes qui guide le pape : « Les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule expression de la lex orandi du rite romain. » Il veut le faire passer doucement, mais fermement, en ménageant les diverses sensibilités, notamment la traditionnelle.  

Le 30 septembre, revenu à Rome, il a reçu en audience privée Mgr Tomáš Holub, évêque tchèque de Plzen, nommé par le pape François en 2016, un des champions de la synodalité, qui venait lui parler notamment de la réintroduction de la liturgie au calice pour les fidèles. Or cet évêque, dans un long article, « Synodalité et Novus Ordo Missae », publié le 21 juillet sur le blog Come Se Non, dirigé par le fameux Andrea Grillo, a soutenu que la véritable synodalité dans l’Église catholique n’est possible que par le Novus Ordo, le Vetus Ordo reflétant une ecclésiologie qui « ne répond plus aux besoins d’aujourd’hui ». Andrea Grillo dans l’introduction saluait la proposition concrète de Mgr Holub voulant que les catholiques aux sensibilités liturgiques différentes devaient finalement se retrouver dans la célébration du Novus Ordo, sous des expressions légitimes variées. Pour les traditionnels : le nouvel Ordo avec du latin, du chant grégorien, et quelques autres ingrédients traditionnels. 

N'est-ce pas l’idée sous-jacente des propos du pape sur la question : une convergence des « sensibilités » liturgiques autour du pape, s’exprimant dans une liturgie nouvelle digne et dépourvue d’« abus » ? 

Si cela était avéré, ce serait méconnaître à quoi tient l’attachement à la liturgie traditionnelle. Je ne peux que répéter ce disais dans la Lettre de Paix liturgique du 24 juillet 2026 « Ce n’est donc pas par goût esthétique, fût-il pieux, spirituel, mystique, que nous défendons les droits de la liturgie traditionnelle, mais tout simplement parce qu’elle exprime, sans affaiblissement ni complaisance vis-à-vis du monde, la messe comme sacrifice sacramentel, l’ordre comme mandat donné à des hommes de coopérer au sacrifice du Christ pour les vivants et pour les morts, le baptême comme libération des chaînes diaboliques du péché originel, etc. »

Prions, prions plus que jamais, comme ces veilleurs parisiens qui récitent le chapelet 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.


En union de prière et d’amitié,

Christian Marquant


 

WHAT IS THE POPE’S LITURGICAL AGENDA ?

AN AGENDA FOR PEACE ?

OR THE ONE OF ANDREA GRILLO ?

263rd WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS
 

It is easy to picture a good number of young people, the same who may be identified as Catholic identitarians and who attended the main events of the Pope’s trip to France singing the *Our Father* and the *Salve Regina* at the top of their voices, also attending without any issue a traditional Mass. Sociological analyses confirm this: there is a clear "traditionalization" of the Catholic youth, characterized by a youthful style with no complexes.

But what does our somewhat silent Holy Father think? During this trip, he did not speak directly about the traditional liturgy. Yet the issue was implicit, given his awareness of the importance of its celebration in France. That is why it was also mentioned in the message sent on his behalf to the French bishops on March 18, 2026, by Cardinal Parolin, the Secretary of State. The message spoke of the "growth of communities linked to the *Vetus Ordo*." It asked the bishops to find "concrete solutions" to "generously include those sincerely attached to the *Vetus Ordo*," but with this important caveat: "in accordance with the guidelines established by the Second Vatican Council regarding the liturgy."

All signs point to the Pope himself being considering a simple solution, but so simple, in fact, that it might reveal a misunderstanding of the problem or an incapacity to understand it. In his book of interviews with journalist Elise Ann Allen—*Leo XIV: Citizen of the World, 21st-Century Missionary* (Penguin Peru, 2025; see the Crux website: Le pape Leo s’entretient avec Elise Ann Allen de Crux sur les questions LGBTQ+ et la liturgie | Fond)—he attempted to explain that the appeal of the Tridentine Mass might stem from the “abuses” all too frequently committed during the celebration of the new liturgy: “the, say, “abuse” of the liturgy from what we call the Vatican II Mass, was not helpful for people who were looking for a deeper experience of prayer, of contact with the mystery of faith that they seemed to find in the celebration of the Tridentine Mass.” It would seem, then, that the mere celebration the new liturgy with dignity would suffice to move people away from the old Mass: “Well, if we celebrate the Vatican II liturgy correctly, do you really find such a difference between this experience and that one?’”

During this trip to France, the controversy surrounding the episcopal consecrations performed by the SSPX on July 1st was also on everyone’s mind. Consequently, the liturgy in Paris, Lourdes, and Metz was particularly “dignified” and meticulously ordered, featuring beautiful vestments and some hymns in Latin. It would appear that his is how the Pope would like the liturgy to appear: the Vatican II liturgy interpreted in a way that will signify unity around him.

Hence the words from his homily at Vespers in Notre-Dame on September 25—following a paragraph denouncing the all-too-frequent “abuses” in liturgical celebrations: “the liturgy remains a reflection of life. Eucharistic joy takes root and spreads wherever harmony is restored, wherever dignity is renewed, wherever authority becomes service, and wherever freedom is able to flourish again. This is the greatest gift we can share. Therefore, place communion with the successor of Peter and with the Church before your personal preferences, so as to foster the unity of God’s people. Thus, together, we will bear prophetic witness to the possibility of a reconciled world.”

The theme of unity around the Pope was also addressed in Lourdes on September 27, in the Sainte-Bernadette amphitheater, in an speech to all the bishops of France: “In addition to these issues, another which could give cause for concern about the future is that of unity. […] This unity is not a flat uniformity, but rather allows every sensibility that is authentically Catholic to converge naturally in a common profession of faith, through obedience to the legitimate Pastors and especially to the Successor of Peter, who is the “lasting and visible source and foundation of the unity both of faith and of communion” (SECOND VATICAN ECUMENICAL COUNCIL, Dogmatic Constitution Lumen Gentium, 18). This is a dynamic unity, nourished by the tradition of the Church — from the Fathers to the Second Vatican Council — and by the post-conciliar Magisterium. At the same time, it is a unity that is enriched through reciprocal dialogue, rooted in faith and expressed in the synodal style that we have been seeking to deepen in recent times.”

Lex orandi, lex credendi. Corresponding to the “dynamic” doctrinal unity that begins “with the Tradition of the Church” and extends “to the Second Vatican Council and the post-conciliar Magisterium”, we would have a liturgical unity that includes “those who sincerely adhere to the *Vetus Ordo* in accordance with the guidelines established by the Second Vatican Council regarding the liturgy.”

Undoubtedly, this is the principle set forth in Article 1 of *Traditionis custodes* that guides the Pope: “The liturgical books promulgated by the Holy Pontiffs Paul VI and John Paul II, in accordance with the decrees of the Second Vatican Council, are the unique expression of the *lex orandi* of the Roman Rite.” Here the principle which the Pope wishes to implement gently yet firmly, taking into account diverse sensibilities, especially traditional ones.

On September 30, back in Rome, he granted a private audience to Bishop Tomáš Holub—the Czech Bishop of Plzen, appointed by Pope Francis in 2016 and a supporter of synodality—who had come to discuss, among other topics, the reintroduction of a liturgy of the chalice for the laity. However, in a lengthy article titled “Synodality and the *Novus Ordo* Mass”—published on July 21 on the blog *Come Se Non*, run by the renowned Andrea Grillo—this bishop argued that true synodality in the Catholic Church is possible only through the *Novus Ordo*, since the *Vetus Ordo* reflects an ecclesiology that “no longer meets current needs.” In his introduction, Andrea Grillo praised Bishop Holub’s concrete proposal that Catholics with different liturgical sensibilities should ultimately find common ground in the celebration of the *Novus Ordo*, through various legitimate expressions. For traditionalists: the *Novus Ordo* featuring Latin, Gregorian chant, and certain other traditional elements.

Is this not the idea underlying the Pope’s statements on the subject—a convergence of liturgical “sensibilities” around the Pope, expressed in a new liturgy that is dignified and free from “abuses”?

If this were the case, the very essence of the attachment to the traditional liturgy would be misunderstood. I can only reiterate what we stated in the Letter of Paix Liturgique of July 24, 2026: "Therefore, it is not out of aesthetic preference—however pious, spiritual, or mystical it may be—that we defend the rights of the traditional liturgy, but simply because it expresses, without weakening it or any complacence for the word, the Mass as a sacramental sacrifice; Holy Orders as a mandate given to men to cooperate with Christ’s sacrifice for the living and the dead; Baptism as liberation from the diabolical chains of original sin; and so forth."

Let us pray, now more than ever, like the sentinels in Paris: at 10 Rue du Cloître-Notre-Dame (Monday through Friday, 1:00 p.m. to 1:30 p.m.); at Saint-Georges de La Villette, 114 Avenue Simon Bolivar (Wednesdays and Fridays at 5:00 p.m.); and in front of Notre-Dame du Travail (Sundays at 6:15 p.m.).


 
 

QUAL È IL PROGRAMMA LITURGICO DEL PAPA ?

UN PROGRAMMA DI PACE ?

O QUELLO DI ANDREA GRILLO ?

263ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI
 

È facile immaginare un buon numero di giovani – del tipo identitario cattolico, molti dei quali erano presenti agli eventi principali del viaggio del Papa in Francia cantando a squarciagola il Padre Nostro e la Salve Regina – partecipando senza esitazione o qualsiasi problema a una Messa tradizionale. Le analisi sociologiche lo confermano: si assiste a una chiara "tradizionalizzazione" della gioventù cattolica, con uno stile giovanile e senza complessi.

Ma cosa ne pensa il nostro Santo Padre, talvolta così silenzioso? Durante il viaggio non ha parlato direttamente della liturgia tradizionale. Tuttavia, la questione era implicita, poiché conosce l'importanza della sua celebrazione in Francia. Per questo motivo l’argomento è stato menzionata anche nel messaggio inviato a suo nome dal Cardinale Parolin, Segretario di Stato, il 18 marzo 2026, ai vescovi di Francia. Il messaggio parlava della "crescita delle comunità legate al Vetus Ordo", chiedendo ai vescovi di trovare “soluzioni concrete” per “includere generosamente coloro che sono sinceramente legati al Vetus Ordo”. Ma con questo importante caveat: “in conformità con le linee guida stabilite dal Concilio Vaticano II in materia di liturgia”.

Tutto lascia intendere che lo stesso Papa stia considerando una soluzione abbastanza semplice, ma così semplice infatti, da rilevare forse da una mancata comprensione del problema. Nel suo libro di interviste con la giornalista Elise Ann Allen, Leone XIV Cittadino del Mondo, Missionario del XXI Secolo (Penguin Perù, 2025; si veda sul sito Crux: Le pape Leo s’entretient avec Elise Ann Allen de Crux sur les questions LGBTQ+ et la liturgie | Fond), ha tentato di spiegare l'attrattiva della Messa tridentina, dicendo che essa potrebbe essere dovuta agli “abusi” che troppo spesso si commettono nella celebrazione della nuova liturgia: “l'‘abuso’ della liturgia di quella che chiamiamo Messa del Vaticano II non abbia aiutato le persone che cercavano un'esperienza di preghiera più profonda, un contatto con il mistero della fede, che sembravano trovare nella celebrazione della Messa tridentina”. Sembrerebbe quindi che la semplice celebrazione degna della nuova liturgia dovrebbe essere sufficiente a portare le persone a rompere con la vecchia Messa: " Orbene, se celebriamo correttamente la liturgia del Vaticano II, trovate davvero una tale differenza tra questa esperienza e quella?".

Durante il viaggio in Francia, la controversia relativa alle consacrazioni episcopali della Fraternità Sacerdotale San Pio X il 1° luglio era ancora ben presente nella mente di tutti quanti. Di conseguenza, la liturgia a Parigi, Lourdes e Metz fu particolarmente "dignitosa" e meticolosamente organizzata, con splendidi paramenti e alcuni canti in latino. Pare fosee così che il Papa avrebbe desiderato che la liturgia apparisse: la liturgia del Concilio Vaticano II interpretata in modo da simboleggiare l'unità attorno a lui.

Da qui le parole pronunciate nella sua omelia ai Vespri di Notre-Dame del 25 settembre, che facevano seguito a un paragrafo in cui si denunciava i fin troppo frequenti “abusi” nelle celebrazioni: “La liturgia rimane in questo uno specchio della vita. La gioia eucaristica si afferma e si diffonde dove l’armonia è ritrovata, dove la dignità rinasce, dove l’autorità si fa servizio, dove la libertà si rimette in cammino. È il dono più grande che possiamo condividere. Mettete dunque al di sopra delle vostre personali sensibilità la comunione col successore di Pietro e con la Chiesa, per coltivare l’unità del popolo di Dio. Insieme, saremo la profezia che un mondo riconciliato è possibile.”

Il tema dell'unità attorno al Papa è stato menzionato anche a Lourdes il 27 settembre, nell'anfiteatro di Sainte-Bernadette, in un discorso rivolto a tutti i vescovi di Francia: « si aggiunge un’altra sfida che può suscitare una certa preoccupazione per il futuro: quella dell’unità. […] Quest’ultima non è una piatta uniformità, ma fa sì che ogni sensibilità autenticamente cattolica converga naturalmente in una comune professione di fede, mediante l’obbedienza ai pastori legittimi e, in particolare, al Successore di Pietro, «principio e […] fondamento perpetuo e visibile dell'unità di fede e di comunione» (Conc. Ecum. Vat. II, Cost. dogm. Lumen gentium, 18). Si tratta di un’unità dinamica che si nutre della Tradizione della Chiesa – dai Padri fino al Concilio Vaticano II – e del Magistero postconciliare. Inoltre, essa si arricchisce nel dialogo reciproco, partendo dalla fede, secondo uno stile sinodale che stiamo cercando di approfondire in questi ultimi tempi.”

Lex orandi, lex credendi. All'unità dottrinale “dinamica” che inizia “con la Tradizione della Chiesa” e si estende “al Concilio Vaticano II e al Magistero post-conciliare”, corrisponderebbe duque un'unità liturgica che comprende “coloro che aderiscono sinceramente al Vetus Ordo secondo le linee guida stabilite dal Concilio Vaticano II in materia di liturgia”.

Indubbiamente, questo è il principio enunciato nell'articolo 1 della Traditionis custodes, che guida il Papa: «I libri liturgici promulgati da San Paolo VI e San Giovanni Paolo II, in conformità con i decreti del Concilio Vaticano II, sono l'unica espressione della lex orandi del Rito Romano».

Un principio che il Papa pare desiderare applicare con delicatezza ma anche con fermezza, tenendo conto delle diverse sensibilità, soprattutto quelle tradizionali.

Il 30 settembre, di ritorno a Roma, ha ricevuto in udienza privata il vescovo Tomáš Holub, vescovo ceco di Plzen, nominato da Papa Francesco nel 2016, e un sostenitore della sinodalità, che, tra gli altri argomenti, è venuto a discutere della reintroduzione della liturgia del calice per i fedeli. Questo vescovo, in un lungo articolo intitolato «Sinodalità e la Messa del Novus Ordo», pubblicato il 21 luglio sul blog Come Se Non, curato dal noto Andrea Grillo, ha sostenuto che la vera sinodalità nella Chiesa cattolica è possibile solo attraverso il Novus Ordo, poiché il Vetus Ordo riflette un'ecclesiologia che «non risponde più alle esigenze attuali». Nella sua introduzione, Andrea Grillo ha applaudito la proposta concreta del vescovo Holub, secondo cui i cattolici con diverse sensibilità liturgiche dovrebbero in definitiva trovare un terreno comune nella celebrazione del Novus Ordo, seppur secondo varie forme di espressione legittime. Per i tradizionalisti: il nuovo Ordo con latino, canto gregoriano e altri elementi tradizionali.

Non è forse questa l'idea di fondo delle dichiarazioni del Papa sull'argomento: una convergenza di "sensibilità" liturgiche attorno al Pontefice, espressa in una nuova liturgia dignitosa e libera da "abusi"?

Se così fosse, si tratterebbe di misconoscere l'essenza stessa dell'adesione alla liturgia tradizionale. Non posso che ripetere quanto affermato nella Lettera di Paix Liturgica del 24 luglio 2026: «Pertanto, non è per ragioni estetiche, per quanto pie, spirituali o mistiche possano essere, che difendiamo i diritti della liturgia tradizionale, ma semplicemente perché essa esprime, senza indebolimento né compromessi per assecondare il mondo, la Messa come sacrificio sacramentale, l'Ordine sacro come mandato dato agli uomini di cooperare con il sacrificio di Cristo per i vivi e per i defunti, il Battesimo come liberazione dalle catene diaboliche del peccato originale, ecc.».

Preghiamo, preghiamo ora più che mai, come quelle sentinelle parigine in rue du Cloître-Notre-Dame 10, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00. fino alle 13:30, presso Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00, di fronte a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.


 
 

¿CUÁL ES EL PROGRAMA LITÚRGICO DEL PAPA ?

¿UN PROGRAMA DE PAZ ?

¿O EL DE ANDREA GRILLO ?





SEMANA 263: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARIS

 

No resulta difícil imaginar a un buen número de jóvenes, de estilo identitario-católico, que asistieron a los principales actos del viaje del Papa a Francia, y que cantaron a viva voz el Padre Nuestro en latín y la Salve Regina, participando sin problema en una misa tradicional. Los análisis sociológicos lo confirman: existe una clara «tradicionalización» de la juventud católica, con un estilo joven y sin complexos.

Pero, ¿qué piensa nuestro algo silencioso Santo Padre? Durante el viaje, no habló directamente sobre la liturgia tradicional. Sin embargo, la cuestión estaba implícita, pues conoce la importancia de su celebración en ese país. Por eso también se la mencionó en el mensaje enviado en su nombre por el Cardenal Parolin, Secretario de Estado, el 18 de marzo de 2026, a los obispos de Francia. El mensaje hablaba del «crecimiento de comunidades vinculadas al Vetus Ordo». Pidió a los obispos que encontraran «soluciones concretas» para «incluir generosamente a quienes están sinceramente apegados al Vetus Ordo», con esta importante aclaración: «de acuerdo con las directrices establecidas por el Concilio Vaticano II en materia de liturgia». Todo indica que el propio Papa está considerando una solución simple, tan simple que podrá revelar una incomprensión del problema. En su libro de entrevistas con la periodista Elise Ann Allen, León XIV ciudadano del mundo, misionero del siglo XXI (Penguin Perú, 2025; véase en la web de Crux: Le pape Leo s’entretient avec Elise Ann Allen de Crux sur les questions LGBTQ+ et la liturgie | Fond), intentó explicar que el atractivo de la Misa Tridentina se podría deber a los «abusos» que con demasiada frecuencia se cometen en la celebración de la nueva liturgia: «Los “abusos” en lo que llamamos la Misa del Vaticano II no ayudaron a quienes buscaban una experiencia más profunda de la oración, un contacto con el misterio de la fe que parecían encontrar en la celebración de la Misa Tridentina». Por lo tanto, parecería entonces que bastaría con celebrar dignamente la nueva liturgia para desvincularse de la antigua Misa: «Bueno, si celebramos la liturgia del Vaticano II de manera apropiada, ¿encuentra realmente una gran diferencia entre esta experiencia y aquella?»

Durante el viaje a Francia, la controversia en torno a las consagraciones episcopales del 1 de julio por la FSSPX también estaba en la mente de todos. La liturgia en París, Lourdes y Metz fue, por lo tanto, fue particularmente «digna», meticulosamente ordenada, con hermosas vestimentas y algunos cantos en latín. Así era como el Papa quería que se viera la liturgia, la liturgia del Vaticano II interpretada de una manera que significara unidad en torno a él. De ahí estas palabras en su homilía en las Vísperas en Notre-Dame el 25 de septiembre, luego de un párrafo que denunciaba los «abusos» demasiado frecuentes en las celebraciones: «la liturgia sigue siendo reflejo de la vida. La alegría eucarística se afirma y se difunde allí donde se recupera la armonía, donde renace la dignidad, donde la autoridad se convierte en servicio, donde la libertad vuelve a abrirse camino. Este es el don más grande que podemos compartir. Antepongan, por tanto, la comunión con el Sucesor de Pedro y con la Iglesia a sus sensibilidades personales, para cultivar la unidad del pueblo de Dios. Juntos seremos la profecía de que un mundo reconciliado es posible.»

El tema de la unidad en torno al Papa también fue abordado en Lourdes el 27 de septiembre, en el anfiteatro de Sainte-Bernadette, en un discurso dirigido a todos los obispos de Francia: «A estos retos se agrega otro que puede provocar cierta inquietud de cara al futuro: el de la unidad. […] Esta unidad no es una simple uniformidad, sino que permite que toda sensibilidad auténticamente católica converja de forma natural en una profesión de fe común, mediante la obediencia a los pastores legítimos y, en particular, al Sucesor de Pedro, “principio y fundamento, perpetuo y visible, de la unidad de fe y de comunión” (LG, 18). Se trata de una unidad dinámica que se nutre de la Tradición de la Iglesia —desde los Padres hasta el Concilio Vaticano II— y del Magisterio posconciliar. Además, se enriquece en el diálogo recíproco, partiendo de la fe, según un estilo sinodal que intentamos profundizar en los últimos tiempos.»

Lex orandi, lex credendi. A la unidad doctrinal «dinámica» que comienza «con la Tradición de la Iglesia» y se extiende «hasta el Concilio Vaticano II y el Magisterio posconciliar», corresponde una unidad litúrgica que incluye a «quienes se adhieren sinceramente al Vetus Ordo de acuerdo con las directrices establecidas por el Concilio Vaticano II en materia de liturgia».

Sin duda, este es el principio que se expone en el artículo 1 de Traditionis Custodes, que guía al Papa: «Los libros litúrgicos promulgados por los Santos Pontífices Pablo VI y Juan Pablo II, de acuerdo con los decretos del Concilio Vaticano II, son la única expresión de la lex orandi del Rito Romano». Desea implementarlo con delicadeza pero con firmeza, teniendo en cuenta las diversas sensibilidades, especialmente las tradicionales.

El 30 de septiembre, de regreso en Roma, recibió en audiencia privada al obispo Tomáš Holub, obispo checo de Plzen, nombrado por el papa Francisco en 2016, defensor de la sinodalidad, quien acudió para tratar, entre otros temas, la reintroducción de la liturgia del cáliz para los fieles. Sin embargo, este obispo, en un extenso artículo titulado «Sinodalidad y la Misa del Novus Ordo», publicado el 21 de julio en el blog Come Se Non, dirigido por el reconocido Andrea Grillo, argumentó que la verdadera sinodalidad en la Iglesia Católica solo es posible a través del Novus Ordo, ya que el Vetus Ordo refleja una eclesiología que «ya no satisface las necesidades actuales». En su introducción, Andrea Grillo aplaudió la propuesta concreta del obispo Holub de que los católicos con diferentes sensibilidades litúrgicas deberían, en última instancia, encontrar un punto en común en la celebración del Novus Ordo, bajo diversas expresiones legítimas. Para los tradicionalistas: el Novus Ordo con latín, canto gregoriano y algunos otros elementos tradicionales.

¿No es esta la idea subyacente a las declaraciones del Papa sobre el tema: una convergencia de «sensibilidades» litúrgicas en torno al Papa, expresada en una nueva liturgia digna y libre de «abusos»?

Si esto fuera cierto, se estaría malinterpretando la esencia misma del amor a la liturgia tradicional. Solo puedo repetir lo que dijimos en el Correo de Paix Liturgique del 24 de julio de 2026: «Por lo tanto, no es por gusto estético, por muy piadoso, espiritual o místico que sea, que defendemos los derechos de la liturgia tradicional, sino simplemente porque expresa, sin debilitamiento ni complacencia hacia el mundo, la Misa como sacrificio sacramental, las sagradas órdenes como mandato dado a los hombres para cooperar en el sacrificio de Cristo por los vivos y por los muertos, el bautismo como liberación de las cadenas diabólicas del pecado original, etc.»

Recemos, recemos más que nunca, como aquellos centinelas parisinos en la frente a la nunciatura, 10, rue du Cloître Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13:30, en Saint-Georges de La Villette, 114, avenue Simon Bolivar, los miércoles y viernes a las 17:00, y frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18:15.


 

A la une

S'abonner à notre lettre hebdomadaire

Si vous désirez recevoir régulièrement et gratuitement la lettre de Paix Liturgique, inscrivez-vous.
S'ABONNER

Paix Liturgique
dans le monde

Parce que la réconciliation liturgique est un enjeu pour toute l'Église universelle, nous publions tous les mois des lettres dans les principales langues du monde catholique. Découvrez et faites connaître nos éditions étrangères.

Télécharger notre application

Soutenir Paix Liturgique