Notre lettre 1395bis publiée le 20 July 2026

DES PAPISTES CONTE LE PAPE ?

MAIS L'EGLISE EST D'ABORD UNE MÈRE

UNE CHRONIQUE DE JEAN-PIERRE MAUGENDRE
PRÉSIDENT DE RENAISSANCE CATHOLIQUE
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La légitimité de la FSSPX repose sur la demande des fidèles d’une profession intégralement catholique de la foi et de la morale ainsi que sur la dispensation de sacrements en pleine harmonie avec cet enseignement. Mais qui niera que les sacres du 1er juillet 2026 installent la FSSPX dans un statut de marginalité, certes stable et protecteur, mais qui n’est cependant pas sans danger ? 


L’Église est une mère. Elle ne peut pas laisser ses enfants dans une impasse...

« Cela nous est une douleur immense, immense, de penser que nous sommes en difficulté avec Rome à cause de notre foi ! » Ainsi s’exprimait Mgr Lefebvre le 29 juin 1976, à Ecône, à l’occasion des ordinations sacerdotales auxquelles il procédait contre la volonté du Souverain pontife, le pape Paul VI. Puis ce furent les sacres de 1988, suivis immédiatement de l’excommunication des prélats consécrateurs (NNSS Lefebvre et de Castro-Mayer) et des évêques consacrés, la levée des excommunications par le pape Benoît XVI en 2009, puis de nouvelles consécrations épiscopales contre la volonté du pape Léon XIV le 2 juillet 2026, suivies d’excommunications qui semblent désormais vouloir s’étendre aux prêtres et aux laïcs qui adhéreraient « formellement » au « schisme », ainsi déclaré.


D’abord le salut des âmes

Dans la filiation intellectuelle et spirituelle de Mgr Lefebvre, l’actuel Supérieur général de la Fraternité Saint Pie X, l’abbé Davide Pagliarani, a multiplié les déclarations de fidélité au Saint-Siège, manifestant son souhait de pouvoir rencontrer Léon XIV, ce qui n’a pas été possible, le pape refusant d’accéder à cette demande. Le 24 juin a été publiée une « Profession de foi catholique de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X pour éclairer les âmes face aux erreurs modernes », à ce jour sans réponse. Depuis la déclaration de schisme par un décret et une note, du 2 juillet, du cardinal Victor-Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, les réseaux sociaux s’enflamment et les canonistes se déchirent dans des comptes d’apothicaires qui feraient passer le Coran pour un ouvrage de haute spiritualité. Les canonistes s’accordent cependant généralement pour observer qu’une note du Dicastère pour la Doctrine de la Foi n’est pas un document de nature à résilier les délégations de pouvoir accordées à la FSSPX par le pape François lui-même pour les confessions, demandant aux évêques diocésains d’accorder ces mêmes délégations de pouvoir pour les mariages ! Ce n’est pas au sous-préfet d’Avesnes-sur- Helpe, sympathique capitale de l’Avesnois, d’abroger un décret du Président de la République ! De nombreux recours et demandes de précisions, voire de contestations, sont donc à prévoir. Rappelons d’abord, comme l’a toujours affirmé Mgr Lefebvre, que la FSSPX n’ayant aucune juridiction, elle affirme se contenter de répondre aux besoins des fidèles. Ce sont les fidèles, en quête d’une doctrine sûre et de sacrements à la signification non affaiblie qui donnent à la Fraternité Saint Pie X une forme de juridiction par exception.

Ces laïcs n’ont pas la prétention de sauver l’Eglise, ils demandent uniquement à la Fraternité Saint Pie X ce dont ils ont besoin pour faire leur salut et qu’ils estiment ne trouver que de façon trop aléatoire et incertaine ailleurs : ce qu’il faut croire (un catéchisme intégralement catholique), ce qu’il faut faire (la morale catholique) et les moyens de vivre les exigences de l’Evangile : les sacrements. Ce leitmotiv du salut des âmes est récurrent dans le très beau documentaire en trois parties, Traditio, que vient de mettre en ligne la Fraternité Saint Pie X. Tout dans l’Eglise comme dans la Fraternité est orienté vers le salut des âmes. Encore faut-il croire que ce salut n’est pas gagné d’avance, dans n’importe quelle religion et quel que soit son comportement. Les malheurs des temps font que le verset évangélique « Qui croira et sera baptisé sera sauvé, qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16,16) ne semble plus guère être partagé par de nombreux clercs eux-mêmes. Tragiquement, des déclarations ou des comportements hétérodoxes, au plus haut niveau de l’Eglise (ainsi de la déclaration d’Abou Dhabi du pape François sur la pluralité des religions qui correspondrait à la volonté de Dieu, de la réunion interreligieuse d’Assise du pape Jean-Paul II en 1986, de la procession de la Pacha Mama dans les jardins du Vatican en 2019) ou des mesures disciplinaires en rupture avec la tradition de l’Eglise (bénédiction de couples homosexuels, accès à la communion de divorcés remariés) sèment la confusion parmi le peuple de Dieu et mettent, par le fait même, en jeu son salut. Bien sûr, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les fidèles et les prêtres qui, bon an mal an, dans leurs paroisses essayent de rendre à Dieu le culte qui lui est dû et adhérent aux vérités de la foi, en s’efforçant de vivre selon la volonté divine. Il est cependant un fait que vivre paisiblement des pédagogies traditionnelles de la foi (catéchisme, liturgie, sacrements, prédication) est, aujourd’hui rendu précaire par la crise de l’Eglise et la défaillance de la hiérarchie. « L’expérience de la Tradition » que mènent les communautés ex Ecclesia dei et certains prêtres diocésains est, en particulier depuis la promulgation du motu proprio Traditionis custodes (16/07/2021), souvent un combat de tous les instants, au mieux un régime de tolérance qui trahit une forme de mépris peu évangélique. Certains sujets sont médiatisés : pressions sur l’association ND de Chrétienté pour que soit célébrée la nouvelle messe lors du pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres, passage au rite réformé de la Congrégation des dominicaines du Saint-Esprit, fondée par l’abbé Berto, théologien de Mgr Lefebvre au Concile Vatican II, impossibilité pour les cinq diacres des Missionnaires de la Miséricorde Divine (le sixième a craqué et est désormais malade) d’être ordonnés prêtres, conformément à leurs statuts, selon le rite romain traditionnel, incertitudes sur la possibilité pour les prêtres nouvellement ordonnés dans cette même communauté de pouvoir célébrer la messe traditionnelle et célébrer les sacrements selon le rituel antique… Derrière ces arbres se cache la forêt d’ un harcèlement épiscopal, quasi général, de tous les instants dont le chef d’orchestre semble être le nonce à Paris, Mgr Celestino Migliore désormais sur le départ après avoir laissé derrière lui un champs de ruines : expulsion de la Fraternité Saint Pierre de ses apostolats de Dijon, Quimper et Valence, interdiction dans certains diocèses de célébrer les baptêmes et les confirmations selon le rite traditionnel, cantonnement des mariages aux lieux où se célèbre habituellement la messe traditionnelle, limitation du nombre d’enfants admis au catéchisme.

Avec comme conséquences des dépressions et des déplacements de prêtres. Les « persécutés » craignent d’aggraver leur sort en communiquant sur le sujet et les « persécuteurs » sont sans doute conscients qu’à l’heure de l’ouverture, de l’inclusion et du dialogue tous azimuts ces comportements détonneraient un peu. Résultat : une omerta complète sur une des plaies purulentes de l’Eglise contemporaine en France.


L’Église est une mère

Si l’Eglise est une mère, ses représentants ne sont pas toujours des pères mais trop souvent de simples fonctionnaires ecclésiastiques. C’est cette maternité de l’Eglise qui fait qu’elle ne peut pas laisser ses enfants dans une impasse : se mettre en marge d’une autorité institutionnelle (défaillante) et s’éloigner de la structure visible de l’Eglise pour avoir accès, dans la paix, à une doctrine sûre et à des sacrements à la signification sans ambiguïté, signes sensibles et efficaces de la grâce invisible. En France il n’est pas possible que le choix des parents pour leurs enfants soit entre une école réputée schismatique car dirigée par la Fraternité Saint Pie X ou des communautés amies de dominicaines enseignantes et un enseignement, dit catholique, sous contrat où le programme EVARS (Education à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle) violera la responsabilité des parents dans ce domaine intime et initiera leurs enfants, dès la maternelle, à toutes les formes de perversions sexuelles et de contraception. 

Parce qu’elle est une mère, l’Eglise nous rappelle, dans un texte certes discutable mais qui est la règle aujourd’hui, que : « Chaque fois que la nécessité l’exige ou qu’une vraie utilité spirituelle s’en fait sentir, et à condition d’éviter tout danger d’erreur ou d’indifférentisme, il est permis aux fidèles qui se trouvent dans l’impossibilité physique ou morale d’avoir recours à un ministre catholique, de recevoir les sacrements de pénitence, d’Eucharistie et d’onction des malades de ministres non catholiques, dans l’Église desquels ces sacrements sont valides. » (Can. 844 § 2). Ce qui vaut pour des ministres qui se revendiquent non catholiques vaut, a fortiori, pour des ministres qui revendiquent leur catholicité. C’est cet état de nécessité qu’invoque la FSSPX pour procéder à des sacres épiscopaux sans mandat pontifical. Ce qui est certain c’est que cet état de nécessité est de nature prudentielle et donc discutable. La dureté des temps oblige chacun à faire des choix, en voyant qu’il n’y a pas de choix sans risque : choisir c’est toujours renoncer à un bien inférieur pour acquérir ou préserver un bien supérieur et que « Dieu seul ne déçoit pas ». Ce n’est pas injurier la FSSPX que de noter qu’elle est une œuvre humaine imparfaite. Il n’est ainsi pas certain que la consécration épiscopale de Mgr Williamson ait été une bonne idée. Il n’est pas un mystère non plus que dans leur zèle, certains de ses prêtres semblent croire qu’il n’est de salut, et partant, de réception des sacrements possible que dans son sein : dérive mortifère qui pourrait, de fait conduire à un « refus de communion avec le reste de l’Eglise » qui serait pour le coup schismatique. Enfin, l’histoire de l’Eglise n’est pas un reposoir de Fête-Dieu. Le tragique y côtoie le sublime, parfois inextricablement emmêlés. Il ne suffit pas d’avoir raison à un instant donné. A un moment il n’est plus possible d’avoir raison contre l’Eglise. Lucifer, évêque de Cagliari, en Sardaigne fut sublime et héroïque dans sa résistance à l’arianisme. Il le fut moins ensuite et s’opposa à saint Athanase et saint Cyprien quand l’heure du pardon et de la réconciliation eut sonnée. Mgr de Thémines, évêque de Blois, fut, lui aussi, sublime et héroïque dans sa résistance à la Révolution française puis au concordat de 1801 qui exigeait la démission de tous les évêques d’Ancien Régime et leur remplacement par de nouveaux évêques dont certains membres du clergé constitutionnel. Il mourut en exil en Belgique, en 1829, non réconcilié avec l’Eglise.


Choisir, c’est renoncer

Qui niera que les sacres du 1er juillet 2026 installent la FSSPX dans un statut de marginalité, certes stable et protecteur, mais qui n’est cependant pas sans danger ? L’Eglise est une réalité vivante qui s’incarne dans des hommes et des institutions certes aujourd’hui largement défaillantes mais qui constituent néanmoins l’Eglise. L’avenir appartient à Dieu et au Saint-Esprit. Certaines communautés ex Ecclesia Dei demandent, à juste titre, au Saint-Siège d’enfin corriger les erreurs répandues à foison dans l’Eglise et de réaffirmer la liberté de célébration de la liturgie romaine traditionnelle. On ne perçoit pas les prémisses d’une réponse positive à ces légitimes demandes. La légitimité de la FSSPX repose sur la demande des fidèles d’une profession intégralement catholique de la foi et de la morale ainsi que sur la dispensation de sacrements en pleine harmonie avec cet enseignement. Au lieu de recourir à des sanctions dont on croyait que le Concile Vatican II avait sonné le glas, les autorités romaines gagneraient sans doute à méditer le sage conseil de Gamaliel au Sanhédrin : « Ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu. » (Ac 5, 39) Un jour viendra où l’Eglise renouera avec sa tradition liturgique et doctrinale. Dans cette attente, malgré les souffrances les humiliations et les injustices, sans révolte ni amertume il est légitime de se tourner vers les pédagogies qui ont sanctifié nos Anciens et donc vers les prêtres qui dispensent, sans altérations ni complaisances avec la modernité, les « magnalia dei », merveilles de dieu.


Jean-Pierre Maugendre


 

DO PAPISTS TALK ABOUT THE POPE?

BUT THE CHURCH IS, FIRST AND FOREMOST, A MOTHER

A COLUMN BY JEAN-PIERRE MAUGENDRE
PRESIDENT OF RENAISSANCE CATHOLIQUE

This translation was generated using artificial intelligence based on the original French version attached to this document. Please let us know if you find any errors.

The legitimacy of the SSPX rests on the faithful’s demand for a fully Catholic profession of faith and morals, as well as on the administration of the sacraments in full harmony with this teaching. But who would deny that the consecrations of July 1, 2026, place the SSPX in a marginal status—one that is certainly stable and protective, but which is nonetheless not without danger?


The Church is a mother. She cannot leave her children in a dead end...

“It is an immense, immense pain for us to think that we are in conflict with Rome because of our faith!” So spoke Archbishop Lefebvre on June 29, 1976, in Écône, on the occasion of the priestly ordinations he was performing against the will of the Supreme Pontiff, Pope Paul VI. Then came the consecrations of 1988, immediately followed by the excommunication of the consecrating prelates (NNSS Lefebvre and de Castro-Mayer) and the consecrated bishops, the lifting of the excommunications by Pope Benedict XVI in 2009, followed by new episcopal consecrations against the will of Pope Leo XIV on July 2, 2026, followed by excommunications that now seem intended to extend to priests and laypeople who “formally” adhere to the “schism,” as it has been declared.


First and foremost, the salvation of souls

Following in the intellectual and spiritual tradition of Archbishop Lefebvre, the current Superior General of the Society of Saint Pius X, Father Davide Pagliarani, has repeatedly declared his loyalty to the Holy See and expressed his desire to meet with Pope Leo XIV—a meeting that did not take place, as the pope refused to grant this request. On June 24, a “Catholic Profession of Faith by the Priestly Fraternity of St. Pius X to Enlighten Souls in the Face of Modern Errors” was published; to date, there has been no response. Since the declaration of schism via a decree and a note dated July 2 by Cardinal Victor-Manuel Fernandez, prefect of the Dicastery for the Doctrine of the Faith, social media has been ablaze and canonists have been locked in a bitter dispute over minute details that would make the Quran seem like a work of profound spirituality. Canonists generally agree, however, that a note from the Dicastery for the Doctrine of the Faith is not a document capable of revoking the delegations of authority granted to the FSSPX by Pope Francis himself for confessions—and which require diocesan bishops to grant these same delegations of authority for marriages! It is not up to the subprefect of Avesnes-sur-Helpe, the charming capital of the Avesnois region, to repeal a decree issued by the President of the Republic! Numerous appeals and requests for clarification—and even challenges—are therefore to be expected. Let us first recall, as Archbishop Lefebvre has always affirmed, that since the SSPX has no jurisdiction, it claims to be content with meeting the needs of the faithful. It is the faithful, in search of sound doctrine and sacraments whose meaning has not been diluted, who grant the Society of Saint Pius X a form of jurisdiction by exception.

These laypeople do not presume to save the Church; they ask the Society of Saint Pius X only for what they need to attain their salvation—and which they feel they can find elsewhere only in a haphazard and uncertain manner: what to believe (a fully Catholic catechism), what to do (Catholic morality), and the means to live out the demands of the Gospel: the sacraments. This recurring theme of the salvation of souls is a central focus of the beautiful three-part documentary, *Traditio*, which the Society of Saint Pius X has just posted online. Everything in the Church, as in the Society, is oriented toward the salvation of souls. Yet one must believe that this salvation is not a foregone conclusion, regardless of one’s religion or behavior. The misfortunes of our times mean that the Gospel verse “Whoever believes and is baptized will be saved; whoever does not believe will be condemned” (Mark 16:16) no longer seems to be widely shared even by many clergy themselves. Tragically, unorthodox statements or behaviors at the highest levels of the Church—such as Pope Francis’s Abu Dhabi Declaration on religious pluralism as reflecting God’s will, Pope John Paul II’s interfaith meeting in Assisi in 1986, the Pacha Mama procession in the Vatican Gardens in 2019) or disciplinary measures that break with Church tradition (blessing of same-sex couples, access to Communion for divorced and remarried persons) sow confusion among the people of God and, by that very fact, jeopardize their salvation. Of course, this is not to cast blame on the faithful and the priests who, year in and year out, in their parishes strive to render to God the worship due to Him and adhere to the truths of the faith, endeavoring to live according to the divine will. It is, however, a fact that living peacefully according to the traditional teachings of the faith (catechism, liturgy, sacraments, preaching) has today been made precarious by the crisis in the Church and the failure of the hierarchy. “The experience of Tradition” carried out by the ex Ecclesia Dei communities and certain diocesan priests is—particularly since the promulgation of the motu proprio *Traditionis custodes* (July 16, 2021)—often a constant struggle; at best, it is a regime of tolerance that betrays a form of contempt that is hardly in keeping with the Gospel. Certain issues have been covered in the media: pressure on the ND de Chrétienté association to celebrate the new Mass during the Paris-Chartres Pentecost pilgrimage; the switch to the reformed rite by the Congregation of the Dominican Sisters of the Holy Spirit, founded by Father Berto, Archbishop Lefebvre’s theologian at the Second Vatican Council; the impossibility for the five deacons of the Missionaries of Divine Mercy (the sixth cracked under the pressure and is now ill) to be ordained as priests, in accordance with their statutes, according to the traditional Roman rite; uncertainties regarding whether priests newly ordained within this same community will be able to celebrate the traditional Mass and administer the sacraments according to the ancient ritual… Behind these trees lies the forest of an almost universal, constant campaign of episcopal harassment, orchestrated, it seems, by the nuncio in Paris, Archbishop Celestino Migliore, who is now on his way out after leaving behind a field of ruins: the expulsion of the Fraternity of St. Peter from its apostolates in Dijon, Quimper, and Valence; a ban in certain dioceses on celebrating baptisms and confirmations according to the traditional rite; the restriction of weddings to places where the traditional Mass is usually celebrated; and a limit on the number of children admitted to catechism classes.

The consequences include depression and the relocation of priests. The “persecuted” fear that speaking out on the subject will make their situation worse, and the “persecutors” are no doubt aware that, in this age of openness, inclusion, and wide-ranging dialogue, such behavior would seem somewhat out of place. The result: a complete code of silence surrounding one of the festering wounds of the contemporary Church in France.


The Church Is a Mother

If the Church is a mother, its representatives are not always fathers but, all too often, mere ecclesiastical officials. It is this maternal nature of the Church that prevents her from leaving her children in a dead end: placing themselves on the margins of a (failing) institutional authority and distancing themselves from the visible structure of the Church in order to have access, in peace, to sound doctrine and to sacraments of unambiguous meaning—tangible and effective signs of invisible grace. In France, it is unacceptable that parents’ choice for their children should be between a school considered schismatic because it is run by the Society of Saint Pius X or by friendly communities of Dominican teachers, and a so-called Catholic education under a state contract where the EVARS program (Education for Emotional, Relational, and Sexual Life) will violate parental responsibility in this intimate sphere and expose their children, as early as preschool, to all forms of sexual perversion and contraception.

Because she is a mother, the Church reminds us—in a text that is certainly debatable but which stands as the rule today—that: “Whenever necessity demands it or a genuine spiritual need arises, and provided that any danger of error or indifferentism is avoided, it is permitted for the faithful who are physically or morally unable to have recourse to a Catholic minister to receive the sacraments of Penance, the Eucharist, and the Anointing of the Sick from non-Catholic ministers, in whose Church these sacraments are valid. ” (Can. 844 § 2). What applies to ministers who claim to be non-Catholic applies, a fortiori, to ministers who claim to be Catholic. It is this state of necessity that the FSSPX invokes to proceed with episcopal consecrations without a pontifical mandate. What is certain is that this state of necessity is of a prudential nature and therefore debatable. The harshness of the times compels everyone to make choices, recognizing that there is no choice without risk: to choose is always to renounce a lesser good in order to acquire or preserve a greater good, and that “God alone does not disappoint.” It is no insult to the FSSPX to note that it is an imperfect human endeavor. It is therefore not certain that the episcopal consecration of Bishop Williamson was a good idea. Nor is it any mystery that, in their zeal, some of its priests seem to believe that salvation—and, consequently, the reception of the sacraments—is possible only within its fold: a deadly deviation that could, in fact, lead to a “refusal of communion with the rest of the Church,” which would, in that case, be schismatic. Finally, the history of the Church is not a Corpus Christi altarpiece. The tragic coexists with the sublime, sometimes inextricably intertwined. It is not enough to be right at a given moment. At a certain point, it is no longer possible to be right in opposition to the Church. Lucifer, Bishop of Cagliari in Sardinia, was sublime and heroic in his resistance to Arianism. He was less so afterward and opposed Saint Athanasius and Saint Cyprian when the time for forgiveness and reconciliation had come. Bishop de Thémines of Blois was, too, sublime and heroic in his resistance to the French Revolution and then to the Concordat of 1801, which required the resignation of all bishops of the Ancien Régime and their replacement by new bishops, some of whom were members of the constitutional clergy. He died in exile in Belgium in 1829, unreconciled with the Church.


To choose is to renounce

Who would deny that the consecrations of July 1, 2026, will place the FSSPX in a marginal status—one that is certainly stable and protective, but which is nonetheless not without danger? The Church is a living reality embodied in people and institutions that, while admittedly largely failing today, nevertheless constitute the Church. The future belongs to God and the Holy Spirit. Certain communities within the Ex Ecclesia Dei movement are rightly asking the Holy See to finally correct the errors that are rampant in the Church and to reaffirm the freedom to celebrate the traditional Roman liturgy. There are no signs of a positive response to these legitimate requests. The legitimacy of the FSSPX rests on the faithful’s demand for a fully Catholic profession of faith and morals, as well as on the administration of the sacraments in full harmony with this teaching. Instead of resorting to sanctions that the Second Vatican Council was thought to have done away with, the Roman authorities would undoubtedly do well to reflect on Gamaliel’s wise counsel to the Sanhedrin: “Pay no further attention to these men, but let them go. If this undertaking or this work is of human origin, it will fail; but if it is from God, you will not be able to overthrow it. Do not run the risk of having fought against God.” (Acts 5:39) A day will come when the Church will return to its liturgical and doctrinal tradition. While we wait for that day, despite the suffering, humiliations, and injustices—and without rebellion or bitterness—it is legitimate to turn to the teachings that sanctified our forebears and, therefore, to the priests who impart, without alteration or compromise with modernity, the “magnalia Dei,” the wonders of God.


Jean-Pierre Maugendre


 
 

¿LOS PAPISTAS HABLAN DEL PAPA?

PERO LA IGLESIA ES, ANTE TODO, UNA MADRE

COLUMNA DE JEAN-PIERRE MAUGENDRE
PRESIDENTE DEL RENACIMIENTO CATÓLICO

Esta traducción se ha realizado mediante inteligencia artificial a partir de la versión original en francés adjunta a este documento. No dude en comunicarnos cualquier error que detecte

La legitimidad de la FSSPX se basa en la demanda de los fieles de una profesión íntegramente católica de la fe y la moral, así como en la administración de los sacramentos en plena armonía con dicha enseñanza. Pero, ¿quién negará que las consagraciones del 1 de julio de 2026 sitúan a la FSSPX en una situación de marginalidad, ciertamente estable y protectora, pero que, sin embargo, no está exenta de peligro? 


La Iglesia es una madre. No puede dejar a sus hijos en un callejón sin salida...

«¡Es para nosotros un dolor inmenso, inmenso, pensar que estamos en conflicto con Roma a causa de nuestra fe!». Así se expresaba monseñor Lefebvre el 29 de junio de 1976, en Ecône, con motivo de las ordenaciones sacerdotales que celebraba en contra de la voluntad del Sumo Pontífice, el papa Pablo VI. Luego vinieron las consagraciones de 1988, seguidas inmediatamente de la excomunión de los prelados consagradores (NNSS Lefebvre y de Castro-Mayer) y de los obispos consagrados, el levantamiento de las excomuniones por parte del papa Benedicto XVI en 2009, y, posteriormente, nuevas consagraciones episcopales en contra de la voluntad del papa León XIV el 2 de julio de 2026, seguidas de excomuniones que ahora parecen querer extenderse a los sacerdotes y laicos que se adhirieran «formalmente» al «cisma», así declarado.


En primer lugar, la salvación de las almas

Siguiendo la estela intelectual y espiritual de monseñor Lefebvre, el actual superior general de la Fraternidad San Pío X, el padre Davide Pagliarani, ha multiplicado las declaraciones de fidelidad a la Santa Sede, manifestando su deseo de poder reunirse con León XIV, lo cual no ha sido posible, ya que el Papa se ha negado a acceder a dicha petición. El 24 de junio se publicó una «Profesión de fe católica de la Fraternidad Sacerdotal San Pío X para iluminar las almas frente a los errores modernos», que hasta la fecha no ha recibido respuesta. Desde la declaración de cisma mediante un decreto y una nota, del 2 de julio, del cardenal Víctor-Manuel Fernández, prefecto del Dicasterio para la Doctrina de la Fe, las redes sociales se han encendido y los canonistas se enzarzan en discusiones minuciosas que harían parecer al Corán una obra de alta espiritualidad. Sin embargo, los canonistas coinciden en general en señalar que una nota del Dicasterio para la Doctrina de la Fe no es un documento que pueda revocar las delegaciones de poder concedidas a la FSSPX por el propio papa Francisco para las confesiones, ¡y que pide a los obispos diocesanos que concedan esas mismas delegaciones de poder para los matrimonios! ¡No le corresponde al subprefecto de Avesnes-sur-Helpe, la simpática capital de la región de Avesnois, derogar un decreto del presidente de la República! Por lo tanto, cabe prever numerosos recursos y solicitudes de aclaraciones, e incluso impugnaciones. Recordemos, en primer lugar, tal y como siempre ha afirmado monseñor Lefebvre, que, al no tener la FSSPX ninguna jurisdicción, afirma limitarse a responder a las necesidades de los fieles. Son los fieles, en busca de una doctrina segura y de sacramentos cuyo significado no se vea debilitado, los que otorgan a la Fraternidad San Pío X una forma de jurisdicción excepcional.

Estos laicos no pretenden salvar a la Iglesia, sino que solo piden a la Fraternidad San Pío X lo que necesitan para alcanzar su salvación y que consideran que, en otros lugares, solo pueden encontrar de forma demasiado aleatoria e incierta: lo que hay que creer (un catecismo íntegramente católico), lo que hay que hacer (la moral católica) y los medios para vivir las exigencias del Evangelio: los sacramentos. Este leitmotiv de la salvación de las almas es recurrente en el precioso documental en tres partes, Traditio, que acaba de publicar en línea la Fraternidad San Pío X. Todo en la Iglesia, al igual que en la Fraternidad, está orientado hacia la salvación de las almas. Pero hay que creer que esta salvación no está garantizada de antemano, en ninguna religión y sea cual sea el comportamiento de cada uno. Las desgracias de estos tiempos hacen que el versículo evangélico «El que crea y sea bautizado, se salvará; el que no crea, será condenado» (Mc 16,16) ya no parezca ser compartido por muchos clérigos mismos. Lamentablemente, algunas declaraciones o comportamientos heterodoxos en las más altas esferas de la Iglesia (como la declaración de Abu Dabi del papa Francisco sobre la pluralidad de las religiones como voluntad de Dios, el encuentro interreligioso de Asís del papa Juan Pablo II en 1986, la procesión de la Pacha Mama en los jardines del Vaticano en 2019) o las medidas disciplinarias que rompen con la tradición de la Iglesia (bendición de parejas homosexuales, acceso a la comunión de los divorciados vueltos a casar) siembran la confusión entre el pueblo de Dios y ponen, por ello mismo, en peligro su salvación. Por supuesto, no se trata de culpar a los fieles y a los sacerdotes que, año tras año, en sus parroquias intentan rendir a Dios el culto que le es debido y se adhieren a las verdades de la fe, esforzándose por vivir según la voluntad divina. Sin embargo, es un hecho que vivir pacíficamente según las pedagogías tradicionales de la fe (catecismo, liturgia, sacramentos, predicación) se ha vuelto hoy precario debido a la crisis de la Iglesia y al fracaso de la jerarquía. «La experiencia de la Tradición» que llevan a cabo las comunidades ex Ecclesia Dei y algunos sacerdotes diocesanos es, sobre todo desde la promulgación del motu proprio Traditionis custodes (16/07/2021), a menudo una lucha constante y, en el mejor de los casos, un régimen de tolerancia que delata una forma de desprecio poco evangélico. Hay algunos temas que han tenido repercusión mediática: las presiones sobre la asociación «ND de Chrétienté» para que se celebre la nueva misa durante la peregrinación de Pentecostés de París a Chartres; el paso al rito reformado de la Congregación de las Dominicas del Espíritu Santo, fundada por el abad Berto, teólogo de monseñor Lefebvre durante el Concilio Vaticano II; la imposibilidad de que los cinco diáconos de los Misioneros de la Divina Misericordia (el sexto no aguantó y ahora está enfermo) sean ordenados sacerdotes, de conformidad con sus estatutos, según el rito romano tradicional; la incertidumbre sobre la posibilidad de que los sacerdotes recién ordenados en esa misma comunidad puedan celebrar la misa tradicional y administrar los sacramentos según el ritual antiguo… Detrás de estos árboles se esconde el bosque de un acoso episcopal, casi generalizado y constante, cuyo director de orquesta parece ser el nuncio en París, monseñor Celestino Migliore, que ahora está a punto de marcharse tras haber dejado tras de sí un campo de ruinas: expulsión de la Fraternidad San Pedro de sus apostolados de Dijon, Quimper y Valence; la prohibición en algunas diócesis de celebrar bautismos y confirmaciones según el rito tradicional; la restricción de las bodas a los lugares donde se celebra habitualmente la misa tradicional; y la limitación del número de niños admitidos en el catecismo.

Todo ello con consecuencias como la depresión y el traslado de sacerdotes. Los «perseguidos» temen empeorar su situación al hablar del tema y los «perseguidores» son sin duda conscientes de que, en una época de apertura, inclusión y diálogo en todos los ámbitos, estos comportamientos desentonarían un poco. Resultado: un silencio absoluto sobre una de las llagas purulentas de la Iglesia contemporánea en Francia.


La Iglesia es una madre

Si la Iglesia es una madre, sus representantes no siempre son padres, sino que, con demasiada frecuencia, son simples funcionarios eclesiásticos. Es precisamente esta maternidad de la Iglesia la que hace que no pueda abandonar a sus hijos en un callejón sin salida: situarse al margen de una autoridad institucional (deficiente) y alejarse de la estructura visible de la Iglesia para tener acceso, en paz, a una doctrina segura y a sacramentos de significado inequívoco, signos tangibles y eficaces de la gracia invisible. En Francia no es posible que la elección de los padres para sus hijos sea entre una escuela considerada cismática por estar dirigida por la Fraternidad San Pío X o por comunidades amigas de las dominicas docentes, y una enseñanza, denominada católica, subvencionada por el Estado, en la que el programa EVARS (Educación para la Vida Afectiva, Relacional y Sexual) vulnere la responsabilidad de los padres en este ámbito íntimo e inicie a sus hijos, desde la guardería, a todas las formas de perversiones sexuales y de anticoncepción.

Como madre que es, la Iglesia nos recuerda, en un texto ciertamente discutible pero que hoy en día constituye la norma, que: «Siempre que la necesidad lo exija o se perciba una verdadera utilidad espiritual, y siempre que se evite todo peligro de error o de indiferentismo, se permite a los fieles que se encuentren en la imposibilidad física o moral de recurrir a un ministro católico, recibir los sacramentos de la penitencia, la Eucaristía y la unción de los enfermos de manos de ministros no católicos, en cuya Iglesia dichos sacramentos sean válidos. » (Can. 844, § 2). Lo que se aplica a los ministros que se declaran no católicos se aplica, con mayor razón, a los ministros que proclaman su catolicidad. Es este estado de necesidad el que invoca la FSSPX para proceder a consagraciones episcopales sin mandato pontificio. Lo cierto es que este estado de necesidad es de naturaleza prudencial y, por tanto, discutible. La dureza de los tiempos obliga a cada uno a tomar decisiones, sabiendo que no hay elección sin riesgo: elegir es siempre renunciar a un bien menor para adquirir o preservar un bien mayor, y que «solo Dios no defrauda». No es un insulto a la FSSPX señalar que es una obra humana imperfecta. Por lo tanto, no es seguro que la consagración episcopal de monseñor Williamson haya sido una buena idea. Tampoco es ningún misterio que, en su celo, algunos de sus sacerdotes parezcan creer que solo es posible la salvación —y, por ende, la recepción de los sacramentos— en su seno: una deriva mortífera que podría, de hecho, conducir a un «rechazo a la comunión con el resto de la Iglesia», lo que sería, en tal caso, cismático. Por último, la historia de la Iglesia no es un altar de la Festividad del Corpus Christi. En ella, lo trágico convive con lo sublime, a veces inextricablemente entrelazados. No basta con tener razón en un momento dado. Llega un momento en que ya no es posible tener razón en contra de la Iglesia. Lucifer, obispo de Cagliari, en Cerdeña, fue sublime y heroico en su resistencia al arrianismo. Lo fue menos después y se opuso a san Atanasio y a san Cipriano cuando llegó la hora del perdón y la reconciliación. Monseñor de Thémines, obispo de Blois, fue también sublime y heroico en su resistencia a la Revolución Francesa y, posteriormente, al Concordato de 1801, que exigía la dimisión de todos los obispos del Antiguo Régimen y su sustitución por nuevos obispos, entre los que se encontraban algunos miembros del clero constitucional. Murió en el exilio en Bélgica, en 1829, sin haberse reconciliado con la Iglesia.


Elegir es renunciar

¿Quién negará que las consagraciones del 1 de julio de 2026 sitúan a la FSSPX en una situación de marginalidad, ciertamente estable y protectora, pero que, sin embargo, no está exenta de peligro? La Iglesia es una realidad viva que se encarna en personas e instituciones que, aunque hoy en día son en gran medida deficientes, constituyen, no obstante, la Iglesia. El futuro pertenece a Dios y al Espíritu Santo. Algunas comunidades de la ex Ecclesia Dei piden, con razón, a la Santa Sede que corrija de una vez por todas los errores que abundan en la Iglesia y que reafirme la libertad de celebrar la liturgia romana tradicional. No se vislumbran indicios de una respuesta positiva a estas legítimas peticiones. La legitimidad de la FSSPX se basa en la petición de los fieles de una profesión íntegramente católica de la fe y la moral, así como en la administración de los sacramentos en plena armonía con esta enseñanza. En lugar de recurrir a sanciones que se creía que el Concilio Vaticano II había dejado en desuso, las autoridades romanas sin duda harían bien en meditar el sabio consejo de Gamaliel ante el Sanedrín: «No os ocupéis más de estos hombres y dejadlos ir. Si esta empresa u obra proviene de los hombres, se destruirá; pero si proviene de Dios, no podréis destruirla. No corráis el riesgo de haber luchado contra Dios». (Hch 5, 39) Llegará un día en que la Iglesia retome su tradición litúrgica y doctrinal. Mientras tanto, a pesar de los sufrimientos, las humillaciones y las injusticias, sin rebelión ni amargura, es legítimo recurrir a las enseñanzas que santificaron a nuestros antepasados y, por tanto, a los sacerdotes que imparten, sin alteraciones ni complacencias con la modernidad, las «magnalia dei», las maravillas de Dios.


Jean-Pierre Maugendre


 
 

I PAPISTI RACCONTANO DEL PAPA?

MA LA CHIESA È PRIMA DI TUTTO UNA MADRE

UN ARTICOLO DI JEAN-PIERRE MAUGENDRE,
PRESIDENTE DI CATHOLIC RENAISSANCE

Questa traduzione è stata realizzata con l'ausilio dell'intelligenza artificiale sulla base della versione originale in francese allegata al presente documento. Non esitate a segnalarci eventuali errori che dovreste riscontrare

La legittimità della FSSPX si fonda sulla richiesta dei fedeli di una professione di fede e di morale integralmente cattolica, nonché sull’amministrazione dei sacramenti in piena armonia con tale insegnamento. Ma chi potrà negare che le ordinazioni del 1° luglio 2026 collochino la FSSPX in una posizione marginale, certamente stabile e protettiva, ma che tuttavia non è priva di pericoli? 


La Chiesa è una madre. Non può lasciare i propri figli in un vicolo cieco...

«È per noi un dolore immenso, immenso, pensare di essere in difficoltà con Roma a causa della nostra fede!» Così si esprimeva mons. Lefebvre il 29 giugno 1976, a Écône, in occasione delle ordinazioni sacerdotali che egli celebrava contro la volontà del Sommo Pontefice, papa Paolo VI. Poi ci furono le consacrazioni del 1988, seguite immediatamente dalla scomunica dei prelati consacranti (NNSS Lefebvre e de Castro-Mayer) e dei vescovi consacrati, la revoca delle scomuniche da parte di papa Benedetto XVI nel 2009, poi nuove consacrazioni episcopali contro la volontà di papa Leone XIV il 2 luglio 2026, seguite da scomuniche che sembrano ormai volersi estendere ai sacerdoti e ai laici che aderirebbero «formalmente» allo «scisma», così dichiarato.


Innanzitutto la salvezza delle anime

Seguendo la tradizione intellettuale e spirituale di mons. Lefebvre, l’attuale Superiore generale della Fraternità San Pio X, l’abate Davide Pagliarani, ha ripetutamente espresso la propria fedeltà alla Santa Sede, manifestando il desiderio di poter incontrare Leone XIV, cosa che non è stata possibile poiché il Papa ha rifiutato di accogliere tale richiesta. Il 24 giugno è stata pubblicata una «Professione di fede cattolica della Fraternità Sacerdotale San Pio X per illuminare le anime di fronte agli errori moderni», che ad oggi non ha ricevuto risposta. Da quando il 2 luglio il cardinale Victor-Manuel Fernandez, prefetto del Dicastero per la Dottrina della Fede, ha dichiarato lo scisma tramite un decreto e una nota, i social media si sono infiammati e i canonisti si sono scontrati in discussioni minuziose che farebbero sembrare il Corano un’opera di alta spiritualità. I canonisti concordano tuttavia in generale nell’osservare che una nota del Dicastero per la Dottrina della Fede non è un documento tale da revocare le deleghe di potere concesse alla FSSPX dallo stesso Papa Francesco per le confessioni, chiedendo ai vescovi diocesani di concedere queste stesse deleghe di potere per i matrimoni! Non spetta al sottoprefetto di Avesnes-sur-Helpe, simpatica capitale dell’Avesnois, abrogare un decreto del Presidente della Repubblica! Sono quindi da prevedere numerosi ricorsi e richieste di chiarimenti, se non addirittura contestazioni. Ricordiamo innanzitutto, come ha sempre affermato mons. Lefebvre, che la FSSPX, non avendo alcuna giurisdizione, dichiara di limitarsi a rispondere alle esigenze dei fedeli. Sono proprio i fedeli, alla ricerca di una dottrina sicura e di sacramenti dal significato non indebolito, a conferire alla Fraternità San Pio X una forma di giurisdizione in via eccezionale.

Questi laici non hanno la pretesa di salvare la Chiesa, chiedono semplicemente alla Fraternità San Pio X ciò di cui hanno bisogno per la loro salvezza e che ritengono di trovare altrove solo in modo troppo aleatorio e incerto: ciò che bisogna credere (un catechismo integralmente cattolico), ciò che bisogna fare (la morale cattolica) e i mezzi per vivere le esigenze del Vangelo: i sacramenti. Questo leitmotiv della salvezza delle anime è ricorrente nel bellissimo documentario in tre parti, *Traditio*, che la Fraternità San Pio X ha appena pubblicato online. Tutto nella Chiesa, come nella Fraternità, è orientato alla salvezza delle anime. Bisogna però credere che questa salvezza non sia scontata, in nessuna religione e a prescindere dal proprio comportamento. Le disgrazie dei nostri tempi fanno sì che il versetto evangelico «Chi crederà e sarà battezzato sarà salvato, chi non crederà sarà condannato» (Mc 16,16) non sembri più essere condiviso da molti stessi ecclesiastici. Purtroppo, alcune dichiarazioni o comportamenti eterodossi ai vertici della Chiesa (come la dichiarazione di Abu Dhabi di Papa Francesco sulla pluralità delle religioni che corrisponderebbe alla volontà di Dio, l’incontro interreligioso di Assisi di Papa Giovanni Paolo II nel 1986, della processione della Pacha Mama nei giardini vaticani nel 2019) o misure disciplinari in contrasto con la tradizione della Chiesa (benedizione delle coppie omosessuali, accesso alla comunione per i divorziati risposati) seminano confusione tra il popolo di Dio e mettono, di fatto, a rischio la sua salvezza. Naturalmente, non si tratta di gettare discredito sui fedeli e sui sacerdoti che, anno dopo anno, nelle loro parrocchie cercano di rendere a Dio il culto che gli è dovuto e aderiscono alle verità della fede, sforzandosi di vivere secondo la volontà divina. È tuttavia un dato di fatto che vivere serenamente secondo le pedagogie tradizionali della fede (catechismo, liturgia, sacramenti, predicazione) sia oggi reso precario dalla crisi della Chiesa e dall’incapacità della gerarchia. «L’esperienza della Tradizione» portata avanti dalle comunità ex Ecclesia Dei e da alcuni sacerdoti diocesani è, in particolare dopo la promulgazione del motu proprio Traditionis custodes (16/07/2021), spesso una lotta continua, nella migliore delle ipotesi un regime di tolleranza che tradisce una forma di disprezzo poco evangelico. Alcuni temi sono stati riportati dai media: le pressioni esercitate sull’associazione ND de Chrétienté affinché venisse celebrata la nuova messa in occasione del pellegrinaggio di Pentecoste da Parigi a Chartres, il passaggio al rito riformato della Congregazione delle Domenicane dello Spirito Santo, fondata dall’abate Berto, teologo di mons. Lefebvre durante il Concilio Vaticano II, l’impossibilità per i cinque diaconi dei Missionari della Divina Misericordia (il sesto ha ceduto ed è ora malato) di essere ordinati sacerdoti, conformemente al loro statuto, secondo il rito romano tradizionale, le incertezze sulla possibilità per i sacerdoti appena ordinati in questa stessa comunità di poter celebrare la Messa tradizionale e amministrare i sacramenti secondo l’antico rituale… Dietro questi alberi si nasconde la foresta di una persecuzione episcopale, quasi generale, costante, il cui direttore d’orchestra sembra essere il nunzio a Parigi, mons. Celestino Migliore, ormai in partenza dopo aver lasciato dietro di sé un campo di rovine: espulsione della Fraternità San Pietro dai suoi apostolati a Digione, Quimper e Valence, il divieto in alcune diocesi di celebrare battesimi e cresime secondo il rito tradizionale, la limitazione dei matrimoni ai luoghi in cui si celebra abitualmente la Messa tradizionale, la limitazione del numero di bambini ammessi al catechismo.

Con conseguenti depressioni e trasferimenti di sacerdoti. I «perseguitati» temono di peggiorare la propria situazione parlando dell’argomento e i «persecutori» sono senza dubbio consapevoli che, in un’epoca di apertura, inclusione e dialogo a tutto campo, tali comportamenti risulterebbero un po’ fuori luogo. Risultato: un’omertà totale su una delle piaghe purulente della Chiesa contemporanea in Francia.


La Chiesa è una madre

Se la Chiesa è una madre, i suoi rappresentanti non sono sempre padri, ma troppo spesso semplici funzionari ecclesiastici. È proprio questa maternità della Chiesa che le impedisce di lasciare i propri figli in un vicolo cieco: mettersi ai margini di un’autorità istituzionale (carente) e allontanarsi dalla struttura visibile della Chiesa per avere accesso, in pace, a una dottrina sicura e a sacramenti dal significato inequivocabile, segni tangibili ed efficaci della grazia invisibile. In Francia non è possibile che la scelta dei genitori per i propri figli sia tra una scuola considerata scismatica perché gestita dalla Fraternità San Pio X o da comunità amiche di suore domenicane e un’istruzione, detta cattolica, convenzionata con lo Stato, in cui il programma EVARS (Educazione alla Vita Affettiva, Relazionale e Sessuale) violerà la responsabilità dei genitori in questo ambito intimo e introdurrà i loro figli, fin dalla scuola materna, a tutte le forme di perversioni sessuali e di contraccezione.

Poiché è madre, la Chiesa ci ricorda, in un testo certamente discutibile ma che oggi costituisce la norma, che: «Ogni volta che la necessità lo richieda o che se ne avverta una vera utilità spirituale, e a condizione di evitare ogni pericolo di errore o di indifferentismo, è consentito ai fedeli che si trovino nell’impossibilità fisica o morale di ricorrere a un ministro cattolico, di ricevere i sacramenti della penitenza, dell’Eucaristia e dell’unzione degli infermi da ministri non cattolici, nella Chiesa dei quali tali sacramenti sono validi. » (Can. 844 § 2). Ciò che vale per i ministri che si dichiarano non cattolici vale, a maggior ragione, per i ministri che rivendicano la propria cattolicità. È proprio questo stato di necessità che la FSSPX invoca per procedere alle consacrazioni episcopali senza mandato pontificio. Ciò che è certo è che tale stato di necessità è di natura prudenziale e quindi discutibile. La durezza dei tempi obbliga ciascuno a compiere delle scelte, sapendo che non esiste scelta senza rischio: scegliere significa sempre rinunciare a un bene inferiore per acquisire o preservare un bene superiore e che «solo Dio non delude». Non è un’offesa alla FSSPX osservare che si tratta di un’opera umana imperfetta. Non è quindi certo che la consacrazione episcopale di monsignor Williamson sia stata una buona idea. Non è certo un mistero nemmeno che, nel loro zelo, alcuni dei suoi sacerdoti sembrino credere che la salvezza, e di conseguenza la ricezione dei sacramenti, siano possibili solo al suo interno: una deriva mortifera che potrebbe, di fatto, portare a un «rifiuto della comunione con il resto della Chiesa», che in tal caso sarebbe scismatico. Infine, la storia della Chiesa non è un altare del Corpus Domini. Il tragico vi si affianca al sublime, a volte intrecciati in modo inestricabile. Non basta avere ragione in un dato momento. A un certo punto non è più possibile avere ragione contro la Chiesa. Lucifero, vescovo di Cagliari, in Sardegna, fu sublime ed eroico nella sua resistenza all’arianesimo. Lo fu meno in seguito e si oppose a sant’Atanasio e a san Cipriano quando giunse l’ora del perdono e della riconciliazione. Anche monsignor de Thémines, vescovo di Blois, fu sublime ed eroico nella sua resistenza alla Rivoluzione francese e poi al Concordato del 1801, che esigeva le dimissioni di tutti i vescovi dell’Ancien Régime e la loro sostituzione con nuovi vescovi, tra cui alcuni membri del clero costituzionale. Morì in esilio in Belgio, nel 1829, senza essersi riconciliato con la Chiesa.


Scegliere significa rinunciare

Chi negherà che le consacrazioni del 1° luglio 2026 collochino la FSSPX in una posizione di marginalità, certamente stabile e protettiva, ma che tuttavia non è priva di pericoli? La Chiesa è una realtà viva che si incarna in uomini e istituzioni che, pur essendo oggi in gran parte carenti, costituiscono comunque la Chiesa. Il futuro appartiene a Dio e allo Spirito Santo. Alcune comunità ex Ecclesia Dei chiedono, a ragione, alla Santa Sede di correggere finalmente gli errori diffusi a piene mani nella Chiesa e di riaffermare la libertà di celebrare la liturgia romana tradizionale. Non si intravedono i presupposti per una risposta positiva a queste legittime richieste. La legittimità della FSSPX si fonda sulla richiesta dei fedeli di una professione integralmente cattolica della fede e della morale, nonché sull’amministrazione dei sacramenti in piena armonia con tale insegnamento. Anziché ricorrere a sanzioni che si credeva il Concilio Vaticano II avesse ormai superate, le autorità romane farebbero bene a meditare il saggio consiglio di Gamaliele al Sinedrio: «Non occupatevi più di questi uomini e lasciateli andare. Se questa impresa o quest’opera proviene dagli uomini, si distruggerà da sé; ma se proviene da Dio, non potrete distruggerla. Non correte il rischio di aver combattuto contro Dio». (At 5, 39) Verrà un giorno in cui la Chiesa tornerà alle sue tradizioni liturgiche e dottrinali. In questa attesa, nonostante le sofferenze, le umiliazioni e le ingiustizie, senza ribellione né amarezza, è legittimo rivolgersi alle pedagogie che hanno santificato i nostri Antichi e quindi ai sacerdoti che dispensano, senza alterazioni né compiacimenti verso la modernità, le «magnalia dei», le meraviglie di Dio.


Jean-Pierre Maugendre


 

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