Notre lettre 1369 publiée le 11 May 2026

UN CONSTAT : « IL N’EST PLUS POSSIBLE D’ÉLIMINER COMPLÈTEMENT L’ANCIEN RITE »

LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 242ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,

L’Abbé-Primat des bénédictins, l’Allemand Jeremias Schröder, qui dirige du fait de sa fonction l’abbaye Saint-Anselme de l’Aventin, à Rome, a donné un entretien sur le site de la Conférence épiscopale allemande, katholisch.de, le 30 avril dernier (voir traduction du passage principal par Le blog d'Yves Daoudal), sur le thème de la liturgie traditionnelle. Sur un mode apaisant, ce religieux de premier plan acte en quelque sorte l’échec de Traditionis custodes : « Après que Benoît XVI ait ouvert les portes en ce domaine, il n’est plus possible d’éliminer complètement l’ancien rite. » Et d’expliquer que dans l’ordre bénédictin, un certain nombre d’abbayes ont conservé l’ancien rite (Fontgombault et ses filles, Norcia, Le Barroux) et que tout se passe paisiblement : « Nous avons des frères et sœurs qui ont bâti leur vie religieuse sur cette forme de prière et de messe. Qui, entre-temps, a trouvé sa place dans l’Église et devrait donc être autorisé, du moins dans certains domaines. »

Cette déclaration a d’autant plus d’importance qu’elle émane d’un prélat qui est l’un des plus hauts personnages parmi le personnel religieux romain. Ses propos ont revêtu une importance plus grande encore dès lors que, quelques jours plus tard, le 2 mai, ils ont été repris et commentés le plus naturellement du monde dans un article d’Andrea Galli, par le quotidien Avvenire (https://www.avvenire.it/chiesa/labate-primate-dei-benedettini-la-messa-in-rito-antico-non-puo-piu-essere-eliminata_107854?fbclid=IwY2xjawRlO_lleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBXUVVITUNvY1VYSW5jUVlLc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHqSGqlh4uFR4R7uQZKhTuG4w_WaESbKMhZViAAfCe8tea5kts6dS12uLxQQI_aem_9_eWO03n4URUJF3cKwhKPg). Or Avvenire est pratiquement l’organe de la Conférence épiscopale italienne, dont le Président est le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne. Il est indiscutable que ce message de paix, qui correspond d’ailleurs parfaitement à la ligne du cardinal de Bologne, prélat progressiste certes mais qui professe un grand libéralisme vis-à-vis du monde tridentin (il a ouvert deux fois le pèlerinage Summorum Pontificum), n’a pu paraître qu’avec l’aval de la direction de la CEI.

Cette prise de position intervient, comme vous le savez, au milieu d’une certaine agitation, pas rassurante en tous points d’ailleurs, concernant la question de la liturgie traditionnelle :

- Organisation, au cours de 2025, par Nicolas Diat, l’éditeur français d’un groupe de prélats, supérieurs de communautés célébrant l’ancien ordo, tels les PP. Abbés de Fontgombault, de Lagrasse, de Triors, pour faire des propositions au Pape, le tout, à cette époque, sous le patronage de Mgr Edgar Peña Parra, qui était alors Substitut du Secrétaire d’État, (voir la Lettre de Paix liturgique 1307 du 20 novembre 2025).

- Entrevue accordée le 17 décembre 2025 par le Saint-Père à Mgr Schneider pour lui parler notamment de la persécution que subit la célébration de la liturgie ancienne.
- Demande au Saint-Père de pouvoir célébrer la messe à la Basilique Saint-Pierre à l’occasion du pèlerinage Summorum Pontificum, le 24 octobre 2026.

- Lettre au pape de Dom Kemlin, Père Abbé de Solesmes, du 12 novembre 2025 ("Un missel unique pour les deux rites" : la proposition de l'abbé de Solesmes qui relance le débat liturgique - Tribune Chrétienne) dans laquelle il lui proposait d’insérer dans le Missale Romanum l’ancien Ordo Missæ (éventuellement retouché a minima pour le rendre conforme à Vatican II, notamment en l’ouvrant, pour ceux qui le souhaitent, à l’usage de la langue vernaculaire, de la concélébration et des quatre prières eucharistiques).

- Lettre du pape du 18 mars 2026, par l’intermédiaire du cardinal Parolin, Secrétaire d’État, aux évêques de France, dans laquelle il leur parlait de la « croissance des communautés liées au Vetus Ordo » et leur demandait de lui « suggérer des solutions concrètes permettant d'inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo, dans le respect des orientations voulues par le Concile Vatican II en matière de Liturgie » (Le pape Léon XIV encourage les fidèles français et leur clergé à l'annonce de l'Évangile, en des temps certes difficiles - Église catholique en France).

- Réunion à Lourdes de la CEF, du 24 au 27 mars, au cours de laquelle cette question a été traitée sous la direction de Mgr Olivier de Cagny, évêque d’Évreux, (La Croix, « Messe tridentine : la France va-t-elle trouver la solution à la "question tradi" dans l’Église ? », 31 mars 2026). La majorité des évêques s’y sont montrés favorables à la possibilité d’accorder des célébrations de messes traditionnelle (mais pas des sacrements), à condition que soient adoptés pour ces messes le lectionnaire et le calendrier liturgique nouveaux et que les prêtres célébrant l’ancien Ordo célèbrent aussi le nouveau.

À propos du dernier point, sur lequel je reviendrais plus tard, je pose la question : pourquoi veut-on obliger les prêtres qui célèbrent l’Ordo ancien à célébrer le nouveau sans permettre aussi les prêtres qui célèbrent le nouvel Ordo à célébrer l’ancien ?

De tout cela, il ressort qu’à l’aube d’un nouveau pontificat l’idéologie liturgique conciliaire ou postconciliaire est toujours très prégnante chez les pasteurs de l’Église, mais qu’est cependant intervenu un changement de taille : le problème liturgique est enfin reconnu comme tel. On ne parle pas encore de la seule solution possible : la liberté paisible de toute la liturgie traditionnelle, mais on convient que cette liturgie existe toujours et que, d’une manière ou d’une autre, il faut faire avec.

Courage donc, Chers Veilleurs parisiens qui, pour qu’advienne la paix liturgique de l’Église, récitez inlassablement le chapelet, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15 ! Vos prières et celles de tous ceux qui les partagent commencent à porter des fruits.

En union de prière et d’amitié,

Christian Marquant

 


ACKNOWLEDGMENT OF A FACT:

“IT IS NO LONGER POSSIBLE

TO COMPLETELY ELIMINATE THE OLD RITE.”

242nd WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS
 

The Abbot Primate of the Benedictines, the German Jeremias Schröder, who, by virtue of his office, leads the Abbey of Sant'Anselmo on the Aventine Hill in Rome, gave an interview on April 30 on the website of the German Bishops' Conference, katholisch.de (see the translation of the main excerpt on Le blog d'Yves Daoudal), on the subject of the traditional liturgy. In a conciliatory tone, this prominent religious figure acknowledges, to some extent, the failure of Traditionis Custodes: “After Benedict XVI’s openness in this area, it is no longer possible to completely eliminate the old rite.” And he went on to explain that, within the Benedictine order, several abbeys have preserved the ancient rite (Fontgombault and its daughter houses, Norcia, Le Barroux) and that everything proceeds peacefully: “We have brothers and sisters who have built their religious life on this form of prayer and Mass. This form has meanwhile found its place in the Church and, therefore, should be permitted, at least in certain contexts.” This statement takes on an even greater significance because it comes from a prelate who is one of the highest-ranking figures within the Roman Catholic Church. And his comments acquired even greater importance when, a few days later, on May 2nd, they were picked up and analized in an article by Andrea Galli in the newspaper Avvenire. (https://www.avvenire.it/chiesa/labate-primate-dei-benedettini-la-messa-in-rito-antico-non-puo-piu-essere-eliminata_107854?fbclid=IwY2xjawRlO_lleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBXUVVITUNvY1VYSW5jUVlLc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHqSGqlh4uFR4R7uQZKhTuG4w_WaESbKMhZViAAfCe8tea5kts6dS12uLxQQI_aem_9_eWO03n4URUJF3cKwhKPg). In practical terms, Avvenire is seen as if it were the official organ of the Italian Episcopal Conference, whose president is Cardinal Matteo Zuppi, Archbishop of Bologna. This message of peace, which fully coincides with the position of the Cardinal of Bologna himself, a progressive prelate who, nevertheless, extends a great amount of liberalism also toward the Tridentine universe (and has twice inaugurated the Summorum Pontificum pilgrimage), and it is undeniable that it could only have been published with the approval of the leadership of the Italian Episcopal Conference.

This stance, as is well known, is presented amidst a certain, and not entirely reassuring, agitation regarding the traditional liturgy:

- The organization, during 2025, by the French publisher Nicolas Diat, of a group of prelates, superiors of communities that celebrate the ancient rite, such as the abbots of Fontgombault, Lagrasse, and Triors, with the aim of presenting proposals to the Pope, all under the patronage of Monsignor Edgar Peña Parra, then Substitute for General Affairs of the Secretariat of State (see Letter of Paix Liturgique No. 1307, dated November 20, 2025).

- An audience granted on December 17, 2025, by the Holy Father to Bishop Schneider to discuss, in particular, the persecution to which the celebration of the ancient liturgy is being subjected.
- A request to the Holy Father for a permission to celebrate a Mass in St. Peter's Basilica during the Summorum Pontificum pilgrimage on October 24, 2026.

- A letter to the Pope from Dom Kemlin, Abbot of Solesmes, dated November 12, 2025 ("Un missel unique pour les deux rites" : la proposition de l'abbé de Solesmes qui relance le débat liturgique - Tribune Chrétienne), wherein he proposed incorporating the ancient Ordo Missae into the Missale Romanum (possibly with some modifications to adapt it to the Second Vatican Council, in particular allowing, for those who so desire, the use of the vernacular, concelebration, and the four Eucharistic Prayers).

- A letter from the Pope, dated March 18, 2026, sent by Cardinal Parolin, Secretary of State, to the bishops of France, in which he pointed out the "growth of communities linked to the Vetus Ordo" and asked them to "propose concrete solutions so as to generously include those who sincerely adhere to the Vetus Ordo, in accordance with the guidelines established by the Second Vatican Council regarding liturgy" (Le pape Léon XIV encourage les fidèles français et leur clergé à l'annonce de l'Évangile, en des temps certes difficiles - Église catholique en France).

- The meeting of the French Episcopal Conference (CEF) in Lourdes, from March 24 to 27, during which this topic was addressed under the direction of Bishop Olivier de Cagny of Évreux (La Croix, “Tridentine Mass: Will France find the solution to the ‘traditionalist question’ in the Church?”, March 31, 2026). The majority of the bishops were in favor of allowing the celebration of the Traditional Latin Mass (but not the sacraments), provided that the new lectionary and the new liturgical calendar were adopted for these Masses and that priests celebrating the Vetus Ordo would also celebrate the new one.

Regarding the last point, to which I will return to on another occasion, I ask myself: why is it necessary to force priests who celebrate the Vetus Ordo to celebrate the new one, without also allowing those who celebrate the new Ordo to celebrate the old one?

From all this, it is clear that, at the beginning of this new pontificate, the conciliar or post-conciliar liturgical ideology remains deeply rooted in the Church's pastors, but that, nevertheless, a significant change has taken place: finally, the liturgical problem is being recognized as such. The only possible solution — a peaceful freedom for the entire traditional liturgy — is not yet being discussed, but there is agreement that this liturgy does still exist and that, in one form or another, it must be respected.

Take heart, then, dear Parisian sentinels, who tirelessly pray your rosaries having precisely in mind the intention of liturgical peace within the Church, at number 10 rue du Cloître-Notre-Dame, from Monday to Friday, from 1 p.m. to 1:30 p.m., at Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, on Wednesdays and Fridays at 5 p.m., in front of Notre-Dame du Travail, on Sundays at 6:15 p.m. Your prayers and those of all who, everywhere, add theirs to yours, are beginning to bear fruit!

 
 


CONSTATAZIONE DI FATTO

: “NON È PIÙ POSSIBILE

ELIMINARE COMPLETAMENTE

IL VECCHIO RITO”.

242ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI

 

L’Abate Primate dei Benedettini, il tedesco Jeremias Schröder, che in virtù del suo ufficio è a capo dell'Abbazia di Sant'Anselmo sul colle Aventino a Roma, ha rilasciato un'intervista il 30 aprile al sito web della Conferenza Episcopale Tedesca, katholisch.de (si veda la traduzione dell'estratto principale su Le blog d'Yves Daoudal), sul tema della liturgia tradizionale. Usando un tono conciliante, questa eminente figura religiosa ha riconosciuto, in una certa misura, il fallimento della Traditionis Custodes: “Dopo l'apertura di Benedetto XVI in questo ambito, non è più possibile eliminare completamente il rito antico”. Ha poi spiegato che, all'interno dell'ordine benedettino, diverse abbazie hanno conservato l'antico rito (Fontgombault e le sue case figlie, Norcia, Le Barroux) e che tutto procede pacificamente: "Abbiamo fratelli e sorelle che hanno costruito la loro vita religiosa su questa forma di preghiera e di Messa. Questa forma, nel frattempo, ha trovato il suo posto all’interno della Chiesa e, pertanto, dovrebbe essere permessa, almeno in certi contesti".

Questa affermazione assume un significato ancora maggiore perché proviene da un prelato che è una delle figure di più alto rango all'interno della Chiesa cattolica romana. E le sue parole hanno acquisito ancora più importanza quando, pochi giorni dopo, il 2 maggio, sono state riprese e analizzate in un articolo di Andrea Galli sul quotidiano Avvenire. (https://www.avvenire.it/chiesa/labate-primate-dei-benedettini-la-messa-in-rito-antico-non-puo-piu-essere-eliminata_107854?fbclid=IwY2xjawRlO_lleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBXUVVITUNvY1VYSW5jUVlLc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHqSGqlh4uFR4R7uQZKhTuG4w_WaESbKMhZViAAfCe8tea5kts6dS12uLxQQI_aem_9_eWO03n4URUJF3cKwhKPg). Avvenire è praticamente come se fosse l'organo ufficiale della Conferenza Episcopale Italiana, il cui presidente è il Cardinale Matteo Zuppi, Arcivescovo di Bologna. Questo messaggio di pace coincide pienamente con la posizione del Cardinale di Bologna, prelato progressista che tuttavia professa un grande liberalismo nei confronti del mondo tridentino (e ha inaugurato per ben due volte il pellegrinaggio Summorum Pontificum), ed è innegabile che non sarebbe stato pubblicato se non avesse ricevuto l'approvazione dei vertici della Conferenza Episcopale Italiana.


Questa posizione, come è noto, si inserisce nel contesto di una certa agitazione, non del tutto rassicurante, riguardo alla liturgia tradizionale:


- L'organizzazione, nel corso del 2025, da parte dell'editore francese Nicolas Diat, di un gruppo di prelati e superiori di comunità che celebrano l'antico rito, come gli abati di Fontgombault, Lagrasse e Triors, con l'obiettivo di presentare proposte al Papa, il tutto sotto il patrocinio di Monsignor Edgar Peña Parra, allora Sostituto per gli Affari Generali della Segreteria di Stato (cfr. Lettera della Commissione Liturgica per la Pace n. 1307, del 20 novembre 2025).

- L'udienza concessa il 17 dicembre 2025 dal Santo Padre a Mons. Schneider per discutere, molto in particolare, delle persecuzioni subite a causa della celebrazione dell'antico rito.

- La richiesta consegnata al Santo Padre chiedendo la autorizzazione a celebrare la Messa nella Basilica di San Pietro durante il pellegrinaggio Summorum Pontificum il 24 ottobre 2026.

- La lettera diretta al Papa di Dom Kemlin, Abate di Solesmes, datata 12 novembre 2025 ("Un missel unique pour les deux rites" : la proposition de l'abbé de Solesmes qui relance le débat liturgique - Tribune Chrétienne), in cui proponeva di incorporare l'antico Ordo Missae nel Missale Romanum (eventualmente con alcune modifiche per adattarlo al Concilio Vaticano II, consentendo in particolare, per chi lo desiderasse, l'uso della lingua volgare, la concelebrazione e le quattro Preghiere Eucaristiche).

- La lettera del Papa, datata 18 marzo 2026, inviata dal Cardinale Parolin, Segretario di Stato, ai vescovi di Francia, in cui si parlava della "crescita delle comunità legate al Vetus Ordo" e si chiedeva loro di "proporre soluzioni concrete per includere generosamente coloro che aderiscono sinceramente al Vetus Ordo, in conformità con le linee guida stabilite dal Concilio Vaticano II in materia di liturgia" (Le pape Léon XIV encourage les fidèles français et leur clergé à l'annonce de l'Évangile, en des temps certes difficiles - Église catholique en France).

- La riunione della Conferenza Episcopale Francese (CEF) a Lourdes, dal 24 al 27 marzo, durante la quale questo tema è stato affrontato sotto la guida del Vescovo Olivier de Cagny di Évreux (La Croix, "Messa tridentina: troverà la Francia la soluzione alla 'questione tradizionalista' nella Chiesa?", 31 marzo 2026). La maggioranza dei vescovi si è espressa a favore della celebrazione della Messa tradizionale in latino (ma non dei sacramenti), a condizione che per queste Messe vengono adottati il nuovo lezionario e il nuovo calendario liturgico e che i sacerdoti che celebrano secondo l’antico Ordo celebrino anche il nuovo.


Riguardo all'ultimo punto, sul quale tornerò in un'altra occasione, mi chiedo: perché è necessario obbligare i sacerdoti che celebrano l’antico Ordo a celebrare il nuovo, senza che si permetta a coloro che celebrano il nuovo Ordo di celebrare anche il vecchio?


Da tutto ciò, è chiaro che, all'inizio di questo nuovo pontificato, l'ideologia liturgica conciliare o post-conciliare rimane profondamente radicata nei pastori della Chiesa, ma che, ciononostante, si è verificato un cambiamento significativo: finalmente, il problema liturgico viene riconosciuto come tale. L'unica soluzione possibile – la pacifica libertà dell'intera liturgia tradizionale – non è ancora oggetto di discussione, ma c'è accordo sul fatto che questa liturgia esiste ancora e che, in una forma o nell'altra, essa debba essere rispettata.


Coraggio, dunque, cari sentinelle parigini, che per la pace liturgica della Chiesa pregate instancabilmente il rosario al numero 10 di rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle ore 13:00. fino alle 13:30, presso Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00, davanti a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15. Le vostre preghiere e quelle di tutti coloro che le condividono stanno iniziando a dare frutto!


 
 

CONSTATACIÓN DE UN HECHO:

«YA NO ES POSIBLE

ELIMINAR POR COMPLETO

EL ANTIGUO RITO».

SEMANA 242: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS

 

El abad primado de los benedictinos, el alemán Jeremias Schröder, quien, en virtud de su cargo, dirige la abadía de Sant'Anselmo en el monte Aventino de Roma, concedió una entrevista el 30 de abril en la página web de la Conferencia Episcopal Alemana, katholisch.de (véase la traducción de los fragmentos principales en https://www.infocatolica.com/?t=noticia&cod=55031), sobre el tema de la liturgia tradicional. En tono conciliador, esta destacada figura religiosa reconoce, en cierto modo, el fracaso de Traditionis Custodes: «Después de que Benedicto XVI abriera puertas en este campo, ya no se podrá eliminar completamente la forma antigua». Y continuó explicando que, dentro de la orden benedictina, varias abadías han conservado el antiguo rito (Fontgombault y sus casas filiales, Norcia, Le Barroux) y que todo transcurre pacíficamente: «Tenemos hermanos y también hermanas que han construido su vida religiosa sobre esta forma de oración y de celebración de la Misa. La cual, entretanto, ha encontrado su lugar en la Iglesia y, por lo tanto, debería permitirse, al menos en ciertos ámbitos». 


Esta declaración cobra aún mayor relevancia porque proviene de un prelado que es una de las figuras de más alto rango dentro de la Iglesia Católica Romana. Sus comentarios adquirieron aún más destaque cuando, pocos días después, el 2 de mayo, fueron recogidos y comentados de forma natural en un artículo de Andrea Galli en el diario Avvenire. (https://www.avvenire.it/chiesa/labate-primate-dei-benedettini-la-messa-in-rito-antico-non-puo-piu-essere-eliminata_107854?fbclid=IwY2xjawRlO_lleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBXUVVITUNvY1VYSW5jUVlLc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHqSGqlh4uFR4R7uQZKhTuG4w_WaESbKMhZViAAfCe8tea5kts6dS12uLxQQI_aem_9_eWO03n4URUJF3cKwhKPg). Avvenire es prácticamente el órgano oficial de la Conferencia Episcopal Italiana, cuyo presidente es el cardenal Matteo Zuppi, arzobispo de Bolonia. Es innegable que este mensaje de paz, que coincide plenamente con la postura del cardenal de Bolonia, un prelado progresista que, sin embargo, profesa un gran liberalismo hacia el universo tridentino (y ha inaugurado en dos ocasiones la peregrinación Summorum Pontificum), solo pudo publicarse con la aprobación de la dirección de la Conferencia Episcopal Italiana.


Esta postura se presenta, como es sabido, en medio de cierta agitación, no del todo tranquilizadora, en relación con la liturgia tradicional:


- La organización, durante 2025, por parte del editor francés Nicolas Diat, de un grupo de prelados, superiores de comunidades que celebran el antiguo rito, como los abades de Fontgombault, Lagrasse y Triors, con el objetivo de presentar propuestas al Papa, todo ello bajo el patrocinio de Mons. Edgar Peña Parra, entonces sustituto del Secretario de Estado (véase correo de Paix Liturgique en francés n.º 1307, del 20 de noviembre de 2025).

- La audiencia concedida el 17 de diciembre de 2025 por el Santo Padre al obispo Schneider para tratar, en particular, la persecución sufrida por la celebración de la antigua liturgia.

- La solicitud al Santo Padre para obtener permiso para celebrar la Misa en la Basílica de San Pedro durante la peregrinación Summorum Pontificum el 24 de octubre de 2026.

- La carta al Papa de Dom Kemlin, Abad de Solesmes, fechada el 12 de noviembre de 2025 (https://www.infocatolica.com/?t=noticia&cod=54703 Un solo misal, dos ordinarios: la fórmula que propone al Papa el abad de Solesmes para la paz litúrgica), en la que proponía incorporar el antiguo Ordo Missae al Missale Romanum (posiblemente con algunas modificaciones para adaptarlo al Concilio Vaticano II, en particular permitiendo, para quienes lo deseen, el uso de la lengua vernácula, la concelebración y las cuatro Plegarias Eucarísticas).

- La carta del Papa, fechada el 18 de marzo de 2026, enviada por el Cardenal Parolin, Secretario de Estado, a los obispos de Francia, en la que les hablaba del «crecimiento de las comunidades vinculadas al Vetus Ordo» y les pedía que «propusieran soluciones concretas para incluir generosamente a quienes se adhieren sinceramente al Vetus Ordo, de acuerdo con las directrices establecidas por el Concilio Vaticano II en materia de liturgia» (https://www.vaticannews.va/es/papa/news/2026-03/el-papa-a-obispos-franceses-preocupa-que-se-abran-heridas-a-cau.html).

- Reunión de la Conferencia Episcopal Francesa (CEF) en Lourdes, del 24 al 27 de marzo, durante la cual se abordó este tema bajo la dirección del Obispo Olivier de Cagny, de Évreux (La Croix, «Misa Tridentina: ¿Encontrará Francia la solución a la “cuestión tradicionalista” en la Iglesia?», 31 de marzo de 2026). La mayoría de los obispos se mostraron a favor de permitir las celebraciones de la Misa tradicional (pero no los sacramentos), siempre y cuando se adopte el nuevo leccionario y el nuevo calendario litúrgico para estas Misas y los sacerdotes que celebran el antiguo Ordo también celebren el nuevo.


Respecto al último punto, al que volveré en otra ocasión, me pregunto: ¿por qué es necesario obligar a los sacerdotes que celebran el antiguo Ordo a celebrar el nuevo, sin permitirles también a quienes celebran el nuevo Ordo celebrar el antiguo?


De todo esto se desprende que, al comienzo de un nuevo pontificado, la ideología litúrgica conciliar o posconciliar sigue muy arraigada en los pastores de la Iglesia, pero que, no obstante, se ha producido un cambio significativo: finalmente, el problema litúrgico es reconocido como tal. Todavía no se habla de la única solución posible —la libertad pacífica de toda la liturgia tradicional—, pero existe un acuerdo de que esta liturgia aún existe y que, de una u otra forma, debe ser respetada.


Ánimo, pues, queridos centinelas parisinos, que, por la paz litúrgica de la Iglesia, rezan incansablemente el rosario en el número 10 de la rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13:30, en Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, los miércoles y viernes a las 17 h, y frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18:15. ¡Sus oraciones y las de todos los que las comparten están empezando a dar fruto!


 

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